Trepalovia

La vie n'est qu'un jeu... Mais quand celui-ci se transforme en cauchemar, les esprits s'éveillent
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Lord Pyrros ~ Camille Lucile [Valide]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Lord Pyrros
Âme en peine
Âme en peine
avatar

Nombre de messages : 41
Date d'inscription : 23/11/2005

Feuille de personnage
Description:
Niveau:
3/10  (3/10)
Réputation:
0/100  (0/100)

MessageSujet: Lord Pyrros ~ Camille Lucile [Valide]   Jeu 24 Nov - 3:56

Joueur


Nom: Lucile
Prénom: Camille
Âge: 20 ans

Vie :
... et si je devais un jour verser une larme, je souhaiterait que se fut en hiver. Parce qu'alors en naîtrait une perle de glace que je pourrais contempler le restant de ma vie en sachant qu'un jour, j'aurais aimé quelqu'un au point de lui offrir mon âme.

Un des passages écrit par Camille dans son journal, et il le relirait souvent, afin de ne pas tomber dans le piège grossier de l’oubli de son monde originel.

Sur les premières pages se trouvaient quelques éléments qu’il jugeait important sur sa vie.
--------------
Pour lire la suite, cliquez ici :

Caractère :

« Optimiste ». C’est la manière générale dont Camille aime se définir. Mais son optimisme est bien ambigu, voir réellement faux. Mais il restait l’idéal de Camille avant son entrée dans le jeu. Peu sûr de lui, feignant et presque asocial, il passait des heures à écrire des textes sur internet. Néanmoins il faisait preuve d’une imagination sans faille, n’ayant pas peur de la page blanche, et sa plume se forgea ainsi rapidement.
Seulement cela changea lorsqu’il entra dans le jeu. D’un naturel empathique, il était fréquent que Camille s’identifie à une des personnes qui lui étaient proche. Ainsi il s’imagina doué de pouvoirs métaphysique après avoir rencontré un pseudo medium, il se pensa doué pour la musique lorsqu’il entendit jouer un de ses amis, où il se crut intéressé par le dessin lorsque son meilleur ami lui présenta ses propres planches. Bien sûr en pensant ainsi il était éternellement second.
La seule chose qui lui était propre était l’écriture, et cette faculté d’empathie. Et il savait créer par sa plume des personnages haut en couleur. Son premier personnage s’appela Lord Pyrros, et il le joua tant et tant qu’il finit par le connaître par cœur. Un jour il rencontra une jeune femme qui se crut amoureuse de lui et il ne tarda pas à ressentir la même chose pour elle. Cette jeune femme se disait investie de plusieurs personnalités. Comme Camille commençait à comprendre comment il fonctionnait, il rejeta en bloc cette idée et ne la crue pas. Mais peu à peu, au fil de leur histoire, il finit par la croire. Et lorsqu’elle le quitta finalement, s’étant aperçue qu’elle n’avais aimé qu’un miroir, Camille se pensait déjà investi lui-même de plusieurs identités. Néanmoins pas de la même manière que son ancienne compagne, il s’imaginait comme une seule personne qui était tiraillée entre plusieurs images. Bientôt il fut persuadé que Lord Pyrros était une parcelle de lui-même, se qui en soit n’était pas faux. Lord Pyrros était ce qu’il avait voulut être depuis toujours, son double complémentaire, le reflet qu’il désirait avoir dans le miroir chaque matin, mais qu’il ne trouvait jamais …

Dés les première minutes de jeu, il s’était senti grisé par sa nouvelle vie. Il n’était plus lui-même se revoyant chaque matin comme un jeune homme décidé et optimiste, mais trop absent pour exister. Il était son propre personnage, celui qu’il voulait être, et c’était à lui de faire ce qu’il souhaité.

Camille était quelqu’un de non violent, qui ne bouge pas beaucoup, qui invente constamment des histoires fantastiques, des blagues stupides, et qui désire le bonheur autour de lui, que se soit de façon égoïste ou altruiste. Sans aucune envergure, à l’avenir incertain.
Lord Pyrros est quelqu’un de réfléchit, de calculateur et manipulateur. Son charisme est grand, son éloquence et sa hargne sont une partie de sa force, et il n’hésite jamais pour atteindre son but, il s’arracherait un œil si cela lui permettait d’obtenir plus de pouvoir ou d’atteindre son but.

Dans le monde du jeu, il s’agit de Camille jouant Lord Pyrros comme il l’imagine, parfois collant au personnage à la perfection, d’autre fois se rapprochant plus de Camille que du personnage. Mais déjà Lord Pyrros prend le dessus petit à petit sur la faiblesse de Camille, et son ancienne identité risque bien d’être malmenée, mais Camille est bien incapable de dire pour l’instant ce qu’il sera dans quelques semaines. En tout cas Camille se considère déjà comme Lord Pyrros, et pense comme tel.


Personnage



Pseudo: Lord Pyrros
Race: Humain
Classe: Mage
Alignement: Mauvais
Niveau: 1
Description physique:

D'une finesse et d'une élégance au moins aussi hautaine que ses manières princières le laissent supposer, le corps androgyne de Pyrros semble glisser dans les airs dans sa démarche aérienne. Sa blanche peau d'opaline laisse deviner un fin réseau de veinules claires le long de ses membres longilignes et son tendre visage fendue d'un sourire aux lèvres fines affiche par trop souvent une expression malsaine à mis chemin entre le dégoût condescendant et le de sarcasme narquois, rehaussé par ses yeux félin avide du monde qui l'entoure et qui semblent juger au moindre regard, de fines mèches de cheveux soyeux viennent compléter le tableau, tombant en une longue natte blonde dans on dos.On jurerait le corps de Galineas façonné lentement par un maître avide de beauté gracieuse.

Vêtu d’un costume noir et élégant, ainsi que d’une paire de gant de cuir qu’il ne retire que rarement, un chapeau noir également venant compléter ses vêtements, il semble habiller comme un prêtre ou un gentilhomme.


Compétences:

Compétence niveau 1 : Maîtrise des illusions.
Le mage est capable à loisir de créer des illusions autour de lui. Il existe deux sortes d’illusions :
-celles qui touchent directement et physiquement le mage, celui-ci peut alors leur donner une certaine « réalités » (de la chaleur à une flamme qui naît dans sa main, un bruit lorsqu’il fait mine de briser un objet, une odeur lorsqu’il sort un flacon de parfum, etc), cette réalité ne pouvant pas blesser ou réellement faire de mal. De plus il ne peut ainsi choisir qu’un seul des autres sens que la vue (par exemple s’il créé un lutin qui danse dans sa main, et que ledit lutin parle, quiconque touche le lutin passera au travers).
-celles qui ne touchent pas le mage. Alors l’illusion ne pourra concerner qu’un seul sens, qu’il soit la vue, le toucher, l’ouie, l’odorat ou le goût.
Les deux illusions se produisent sans réelle difficulté, mais le mage ne peut en maintenir qu’une seule à la fois sauf s’il se concentre, auquel cas il peux maintenir jusqu’à 5 illusions.

Compétence niveau 2 : Familier Sensible.
Un corbeau d’un noir de jais accompagne le mage, son œil droit est rouge fendue de vert, ce qui lui fait ressembler d’avantage à un démon qu’a un oiseau. Obéissant aux instructions du mage, il est capable d’instaurer un lien télépathique avec son maître, la vision de l’œil droit du mage devenant alors celle que voit le corbeau, en contrepartie l’œil droit du mage prend la même apparence que celui du corbeau. De plus le corbeau est extrêmement sensible à un type de magie : les illusions. Ceci pour la simple raison qu’il est incapable de les voir, mais les ressens. Il est donc nerveux et instable dès qu’une illusion se produit dans les alentours, sauf si celle-ci provient de son Maître.Le Mage paie 1/5 de ses points de vie pour l’invoquer (il peut les regagner ensuite par du soin ou des potions). Bien entendu le mage ne peut posséder qu’un seul Familier à la fois.


Compétence niveau 3 : Maîtrise des Illusions, rang 2
Le mage peut, en se concentrant créer des illusion touchant autant de sens qu’il le désire. Il pourra ainsi faire naître un brasier entre ses mains, créer une épée de toute pièce, ou un bouclier, voir même un être vivant. La même règle s’applique que pour la Maîtrise des illusions de rang 1, le mage doit être en contact avec son illusion sans quoi elle disparaît. Ces illusions touchent les sens de la victimes, pas sa vie, le mage ne peux donc pas toucher quelqu’un ainsi, par contre il peux aisément dissimuler un objet comme une épée. S’il se concentre, le mage peut créer un objet ainsi. S’il se concentre d’avantage, il peut alors créer jusqu’à 5 illusions, mais plus il en crée, plus leur temps de vie sera limité et plus il sera fatigué à la fin de l’illusion.

[Pardonnez moi si vous trouvez ma présentation trop longue, c'est pour cette raison d'ailleur que j'ai séparé ma presentation en deux sujets differend sinon le message était trop long et le forum le refusait EmbarassedEmbarassedEmbarassed]


Dernière édition par le Dim 27 Nov - 13:08, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lord Pyrros
Âme en peine
Âme en peine
avatar

Nombre de messages : 41
Date d'inscription : 23/11/2005

Feuille de personnage
Description:
Niveau:
3/10  (3/10)
Réputation:
0/100  (0/100)

MessageSujet: Histoire de Lord Pyrros   Jeu 24 Nov - 4:01

Journal d’un Lord.
Jour 001 de captivité


A quiconque trouverait ce journal dans le jeu, gardez le précieusement. Il représente peut être déjà la dernière preuve qu’il existe ailleurs un monde plus réel que celui-ci. Si j’écris ce journal, et ces lignes en ce premier jour de captivité, c’est parce que je n’ai aucune idée de la durée de mon séjour et de moment où je pourrais m'en échapper. Ni de l’état de mon esprit lorsque se sera le cas. En fait je ne sais pas combien de temps je tiendrais dans cette machine avant de penser comme elle le souhaite, et je crains de finir aussi fou que les autres. Ce que j’écrirait demain, ou après demain, peut être dans quelques mois avec un peu de chances, sera sans doute totalement différent de ces premières lignes, parce que je me serais prit au jeu, et y aurais perdu l’esprit.

Aujourd’hui mes souvenirs sont bien vivaces, mais pour combien de temps …

------------------------------------------------------

Par une aube douce et calme. Une aube silencieuse sur un paysage sans tache, blanc jusqu’au-delà des regards, pur jusqu’à la cime des arbres. Seule la fine brise glacée faisant tinter doucement les gouttes de rosées gelées osait troubler le silence hivernal recouvrant les lieux aussi froidement que la neige. Quelques flocons épars flânaient encore dans le ciel embrasé d’un soleil naissant, renvoyant ses rayons en une chatoyante lueur frileuse.
Quelques cris, un enfant voit le jour. Quelques sourires et je me présentait au monde. Et c’est dans cette ambiance de magie hivernale que je passais mes premiers mois, sous le regard tendre et aimant de mes parents. C’est de là que viendra ma passion pour la neige et pour l’hiver. Ho, je ne garde aucun souvenir de cette période, sans doute quelques images éparpillées dans ma mémoire, rien de plus. Mais mes parents me l’on tant racontée, toujours à ma demande … Ce paysage si doux et cette ambiance étrange, l’extérieur des chaumières brillant de milles éclats fragiles des cristaux glacé des flocons chutant du ciel tels des ailes d’anges, l’intérieur des chaumières empli d’une si douce chaleur, les flammes de l’âtre captivant les regards de leur flammèches dansant sur des tapis de braises …

Arthur Catalyste, mon père, travaillait alors comme conseiller auprès de je ne sais quelle organisation. Mais ce travail était loin d’être une passion. Sa passion à lui étaient les fleurs. Je me suis toujours souvenu du jour où je suis entré dans sa serre pour la première fois. Je n’avais pas le droit d’entrer dans cette pièce de la maison. J’y pénétrais tout de même, c’était un soir. Un soir peu avant la pleine lune. Il ne faisait pas encore très sombre, et j’ai poussé la porte de verre, pour savoir ce que cachait mon père. Et il était là. Avec un sourire espiègle, un sourire d’enfant, il m’a réprimandé doucement, disant que je n’avais rien à faire ici. Les plantes étaient placées bien trop haute pour moi à l’époque, et je ne pouvais apercevoir que quelques fleurs. Mon père m’a prit dans ses bras. Il m’a dit que je venais de pénétrer son univers secret. Et quand je lui demandais pourquoi il aimait être ici, il a souris plus encore. Du bout des doigts il attrapa un bouton de rose blanche encore sur sa tige, et me le confia. Je l’ai gardé précieusement durant des jours et des jours.

Adelyne Lucile, ma mère, était une femme écrivain (je crois que cela se dit ainsi). Et elle écrivait sans cesse. Et de la pointe de sa plume naissaient des histoires douces et incroyables. Parfois elles me les racontaient. Elles étaient effrayantes ou amusantes, mais toujours agréable à entendre. Puis elle me berçait de sa voix douce et je m’endormais, lové entre ses bras, son parfum tendre m’apaisant. Elle sentait bon. Parfois elle m’emmenait dans des parcs naturels, lorsqu’il en existait encore accessible au public, et nous jouions ensembles, je montais dans les arbres et elle m’y rejoignait. Là, sous le couvert des feuillages, nous nous racontions nos secrets et nos rêves. Enfin, c’est surtout moi qui parlait en fait. Je lui racontais ma vie comme je la voyais alors, comme un enfant. Je lui racontais les histoires folles et imaginaires que je vivais à longueur de journée, seul ou avec d’autres, dans quelqu’endroit que se fut. Et elle riait en m’écoutant. Elle riait vraiment, pas comme dans les réceptions où elle rencontrait tout ces gens stupide et bien habillé. Elle ne se cachait pas derrière un masque avec moi, et je ne sais comment, mais je le sentais. Alors je venais me serrer contre elle et elle me serrait en retour. Et elle aussi souriait.

A cette époque déjà, mes parents ne vivaient plus ensemble. Ils ne s’aimaient plus je crois. Leur dernier lien réel, c’était moi. Combien de fois ais je tenté de les réunir à nouveau ? Combien de plans j’aurais monté pour les voir se serrer l’un contre l’autre en se souriant, et me serrant tout les deux dans leurs bras. J’ai pleuré quand j’ai réalisé qu’ils ne s’aimaient vraiment plus, et qu’ils ne pouvaient vivre ensemble à nouveau, mais pas devant eux. Devant personne en fait, c’est mon secret, ce qui prouve que je suis bien humain. Ma mère était trop occupée par ses réceptions mondaines avec des auteurs et des éditeurs. Mon père était trop inconstant, insatiable aussi. Il ne savait pas patienter, et ne voulait pas devoir attendre chaque soir le retour de ma mère. Et puis surtout, je crois qu’ils ne voulaient pas se disputer devant moi.

Alors j’ai vécu ainsi durant toute mon enfance, tantôt avec l’un, tantôt avec l’autre, en un rythme alternatif parfaitement ordonné. Je ne sais pas s’y j’y trouvait réellement mon compte, mais j’était entouré. Bien sûr j’imaginais toujours des moyens incroyables pour les faire revenir l’un vers l’autre, mais je suppose que c’est ce que font tous les enfants dans ces cas là.

Je fut envoyer comme tout le monde dans diverses écoles, puis dans un collège réputé parait il. Et enfin au lycée. Je n’en garde pas que de bons souvenirs, hormis quelques amitiés tenaces, jusqu’à maintenant en tout cas. A chaque vacances je passais une partie de celles-ci chez ma mère, et l’autre chez mon père.

Durant cette période mon père déménagea pour aller habiter en ville, il avait reçut un poste plus rentable mais plus exigeant, il disait qu’avec l’argent il pourrait mieux encore s’occuper de ses fleurs, et qu’il pourrait m’offrir plus facilement ce que je souhaitait. Je crois que c’est la plus grande erreur qu’il ait jamais commit, de quitter ainsi sa maison de campagne. Aujourd’hui une telle demeure est hors de prix. Dans son appartement, au centre de la ville, il n’avait pas la place pour réellement s’occuper de ses plantes. Alors il tenta de les installer dans le seul endroit possible, le toit de l’immeuble. Certaines de ses connaissances étaient déjà parvenues à convaincre les propriétaires d’autres immeubles de réaliser pareil projet. Au fond l’idée était relativement simple, créer une verrière sur le toit dans laquelle seraient entreposées les plantes. Certain que son idée serait acceptée rapidement, il n’hésita pas à revendre son ancienne demeure et à s’installer dans un appartement, ne gardant de sa serre que de grands cartons emplis de vitres, entassés dans sa buanderie en attendant de pouvoir la construire sur le toit. Mais l’optimisme naturel de mon père ne suffit pas à déplacer suffisamment de montagnes pour que le conseil de cohabitation se préoccupe vraiment de sa proposition, et l’administration aidant, l’affaire traîna des semaines et des semaines. Et mon père commença à se morfondre dans son appartement envahi de boites fragiles et de plantes rares qu’il avait passé tant d’année à chérir et à faire pousser. Peu à peu ses plantes moururent, et mon père sombra dans la déprime permanente. La journée, il entrait dans un bureau minuscule, y faisait les taches que ses supérieurs lui confiaient sans la moindre passion si bien qu’il devint évident qu’il resterait à ce bureau jusqu’à la fin de sa carrière, ses directeurs trouvant très facilement des candidats plus énergiques à faire grimper dans les fonctions administratives. Et le soir, mon père rentrait dans son petit appartement, contemplant les pots vides qui peuplaient son salon et comptant les nouvelles pertes de la journée. Je ne l’ai jamais vu pleurer, il était bien trop fier pour cela. Mais le soir, lorsque je devais dormir, j’entendais parfois ses sanglots. Il devint rapidement austère, sans expression du matin au soir, puis il commença à se négliger. D’abord les vêtements, puis les cheveux, puis petit à petit tout le reste de sa personne. Mal rasé, mal peigné, des vêtements non changés depuis la veille … j’étais le seul à encore oser venir lui parler. Pour moi, il rangait son appartement, il ne voulait pas que son fils refuse de venir le voir. Et là, vint l’alcool. Jusque là il avait refusé de sombrer dans ce piège mal dissimulé. Ou alors il me l’avait bien caché. Mais un matin, alors que je devais aller flâner en ville comme j’avais l’habitude de le faire durant les jours sans cours, je me levait tôt et allait le réveiller à son tour. Je savais qu’il aimait bien entendre ma voix à son réveil. Je suis allé frapper à sa porte, mais il n’était pas dans sa chambre. J’ai craint un accident quelconque et je me suis mit à le chercher dans tout l’appartement. Je n’ai pas eut loin à aller. Il avait passé la nuit assit dans son fauteuil, un vieux livre d’herboriste sur les genoux, et une bouteille de wiski presque vide dans la main … Je me souviendrait toujours du bruit qui sortit de ses lèvres alors qu’il se réveillait. Un gargouillement immonde, entre l’interrogation bestiale et le grognement nasal … un bruit horrible …et cette odeur qui me fouettait les narines …Je suis parti de chez lui sans le moindre signe. Il ne s’en ai même pas aperçu. Puis se fut la descente aux enfers. Mon père se mit à boire de plus en plus, arrivant constamment en retard à son travail, ne se changeant et ne se lavant plus, une vraie loque. Et vint le jour où il ne se rendit pas à son travail. Que se soit dut à son ivresse où à son désespoir, ses patrons le menaçèrent de le mettre à la porte au prochain écart de conduite. Depuis il vit comme un robot, se saoulant le soir, travaillant la journée. Par une nuit d’ivresse il a jeté au pied de son immeuble sa verrière et ses pots de plantes emplies de terre moisie. Je ne suis plus allé chez lui qu’avec une boule à la gorge, craignant ses ivresses et ses dérives, voir le suicide. Jusqu’ici il n’avait jamais était violent, mais qui sais … je commençait à avoir peur de mon propre père.


Dernière édition par le Dim 27 Nov - 2:59, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lord Pyrros
Âme en peine
Âme en peine
avatar

Nombre de messages : 41
Date d'inscription : 23/11/2005

Feuille de personnage
Description:
Niveau:
3/10  (3/10)
Réputation:
0/100  (0/100)

MessageSujet: Re: Lord Pyrros ~ Camille Lucile [Valide]   Jeu 24 Nov - 4:03

Journal d'un Lord
Jour 001 de captivité (suite)


Ma mère durant ce temps avait réussi à trouver un éditeur pour quelques uns de ses romans, et elle vivait désormais la vie qu’elle avait souvent souhaitée. Reconnue dans son rôle d’écrivain et d’artiste, elle coulait des jours paisibles en compagnie de ses amants, dont elle changeait assez souvent d’ailleurs. Marc, Alexis, Frédérique ou Frederik machin chose, je ne me souviens même plus de leur nom. Je m’en fichais en fait. En plus mon père venait alors d’emménager en ville lui aussi depuis peu, et je pouvais aller de chez l’un à chez l’autre en quelques minutes. Ma mère m’offrait beaucoup de choses, me laissant inviter qui bon me semblait, j’étais vraiment libre. Puis elle se remaria. Avec son éditeur, Edouard Irea, un homme riche et qui aimait vraiment ma mère je crois. Il la couvrait de présents et de baisers sans cesse. Alors j’eut une autre vision de la vie de ma mère. La vision de quelqu’un d’extérieur à sa vie. Elle venait toujours me parler parfois, et nous nous entendions toujours bien. Mais dés qu’Edouard apparaissait, le charme se déchirait pour qu’elle se pende à son cou. J’étais un peu trop jeune pour comprendre, ou trop stupide, et je me mis à en vouloir à cet homme qui me volait ma mère. Bien des fois, lorsque nous étions seul lui et moi, l’atmosphère était tellement lourde que mes mains se fermaient d’elles mêmes. J’aurais pus lui jouer bien des tours pendable, mais mère l’aimait … et je ne voulais pas faire de mal à ma mère.
Les mois passèrent ainsi, ma mère persuadée que l’antipathie qui régnait entre Edouard et moi finirait par se dissiper. J’espérais que le temps lui donnerait raison. En fait dés que je me trouvais seul dans ma chambre et que je pensais à Edouard, je me remettais en cause, m’accusant de n’être qu’un sale gamin, et me persuadant que je devais lui laisser une chance. Mais chaque fois qu’il apparaissait devant moi, cette suffisance qui émanait de toute sa précieuse personne, son sourire narquois, son regard moqueur et méchant … ce type me sortait par les yeux, c’était plus fort que moi.
Bientôt je ne me sentis plus vraiment à l’aise dans la demeure maternelle où, de toute façon, je ne voyais presque plus ma mère, trop occupée à écrire et à papouiller son amant et mari.
Et puis un jour la tension entre Edouard et moi devint presque palpable. Même quand je tachais de l’ignorer, je sentais son regard se poser dans mon dos, aussi froid et tranchant qu’une lame. J’en avais des frissons. C’est à peu près à cette époque que ma mère devint plus acerbe envers mon père, puis envers moi. Elle accusait mon père de toutes les tares du monde, lui appliquant à lui seul la cause de leur séparation, puis faisant comprendre qu’il l’avait séduite alors qu’elle était ivre. Le pire qu’elle fit fut de sous entendre que mon père l’avait drogué puis violé dans le but de me concevoir et de la forcer à rester avec lui. Ce jour là je du être vraiment terrifiant lorsque je me levait lentement, ma chaise tombant derrière moi, les yeux braqué sur ma mère, la colère faisant bouillir mes veines …Combien de fois ne les avais je pas entendu, étant enfant, se montrer l’un à l’autre combien ils s’aimaient ! Elle pouvait tout me faire croire, mais ça … c’était abject !
Et pourtant … pourtant le doute était en moi, et je ne voyais plus mon père du même oeil après toutes les horreurs contées par ma mère. Et elle savait bien mieux que lui manier les mots …

C’est environ à cette époque que je trouvais mon père ivre mort chez lui, je passais alors le plus clair de mon temps dans ma chambre, chez ma mère, me plongeant dans les jeux sur ordinateur pour me soustraire à ce climat trop tendu.
Un jour ma mère vint vers moi, le regard grave et l’air décidé, je sus presque immédiatement que j’allais passer un très, très mauvais moment …J’avais raison, mais je n’imaginais pas encore à quel point.
Elle commença par essayer de me faire culpabiliser, me faisant comprendre que ma présence était néfaste à son couple et au moral d’Edouard. Puis elle en vint petit à petit à notre entente à nous, qui devenait de plus en plus fragile et décousue. Je la toisais d’un air noir, utilisant toute ma fierté pour ne pas laisser couler cette maudite larme qui naissait au coin de chacun de mes yeux sous l’assaut de ces paroles horribles. Au bout d’un moment mes lèvres devinrent immobiles et serrées en une sorte de grimace. Et ma mère parlait, et parlait encore, et plus elle parlait moins elle réfléchissait à ce qu’elle disait, et bientôt elle me reprochait toutes les années passées avec mon père, et toutes les privations qu’elle avait enduré pour moi, pour mon confort égoïste de sale gamin stupide et horripilant. J’aurais voulut hurler et me réveiller de ce cauchemar. Même dans mes moments de déprime les plus sombre je n’avais pas eut aussi mal, des centaines d’aiguilles semblaient me percer le cœur. Et je n’osais bouger. J’avais trop mal pour bouger. Et ma mère me dit qu’elle en avait discuté avec son amant. Tout deux avaient décidé que je devais partir pour ne revenir que rarement. Voir pas du tout. Cette nuit là, dans les mots de ma mère, je décelais un secret qu’elle ne me dévoilerait pas. J’étais la dernière preuve de sa vie minable avec son ancien mari, mon père. Je nuisais à sa carrière. Sa putain de carrière …

La nuit où ma mère me demanda de partir, je n’ai pas dormi. Je la haïssais. J’haïssais mon père aussi. Ils m’avaient tout deux abandonné sans remords, sans regrets. « Qu’ils crèvent ! » pensais je alors. Bien sûr ils ne sont pas morts. Mais moi je suis parti loin, très loin. A l’époque j’habité aux USA. Je suis parti en France. A 18 ans, j’ai forger ma propre vie pour fuir la leur. Petits boulots, travail au noir, et biens d’autres encore, plus ou moins légal. De galères en galères je suis finalement remonté à la surface du monde. J’ai décroché une bourse, j’ai reprit mes études, étant projectionniste le reste du temps, un travail facile et assez payé pour bien vivre, surtout quand on est étudiant.


Dernière édition par le Dim 27 Nov - 4:09, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lord Pyrros
Âme en peine
Âme en peine
avatar

Nombre de messages : 41
Date d'inscription : 23/11/2005

Feuille de personnage
Description:
Niveau:
3/10  (3/10)
Réputation:
0/100  (0/100)

MessageSujet: Re: Lord Pyrros ~ Camille Lucile [Valide]   Jeu 24 Nov - 4:04

Journal d'un Lord
Jour 001 de captivité (suite bis )


En fait durant toutes ces années, deux passions m’avaient poussées à avancer. L’écriture, et je suis certain de ne rien devoir à mon imbécile de mère dans ce domaine là, et les jeux de rôle. J’ai joué des centaines de parties, écrit aux moins autant de scénarii, j’ai même était jusqu’à commencer à écrire mon propre jeu. Je jouais principalement sur internet, y passant tout mon temps libre, tout mes week-end et une partie de mes nuits, devenant noctambule sans autres problème que le teint de ma peau qui était plus pale et plus terne que celui des autres étudiants. Et peut être mes cernes aussi.

De nouveaux jeux sont arrivés sur le marché, des mmorpg. J’ai essayé d’y jouer chez un ami, mais je n’ai jamais pus adhérer au principe. Une base trop rigide, pas assez de libertés dans l’interprétation du personnage, chacun étant classé rien qu’à sa discipline. Cela ne me correspondait pas du tout.
Un jour est sorti un nouveau jeu, Trepalovia. Un monde de réalité virtuelle, intéressant …Cela restait un mmorpg, mais avec à la base une interaction poussée avec d’autres joueurs, ne se limitant pas au bestial « Salut, tu viens tuer du gob avec nous ? », les jargons variant (fort peu d’ailleurs) d’un jeu à l’autre. Et puis l’idée de vivre réellement des situations qu’il est impossible de tester dans le monde réel, voilà qui éveillait ma curiosité.

Alors j’ai attendu quelque temps, que le jeu n’ai plus de bug, et d’être certain qu’il n’y avait pas de risque pour le cerveau de l’utilisateur par exemple. Puis, avec mon meilleur ami, nous l’avons acheté. Et nous l’avons essayé en même temps.

Lorsque nous nous sommes vu sous notre forme projetée, nous nous sommes immédiatement reconnu. Et nous avons éclaté de rire. Puis nous sommes partit à la découverte du monde, jouant chacun nos personnages, se qui n’était d’ailleurs pas vraiment difficile. Nous avons même eut une discussion poussée sur les effets que cela pouvait avoir sur l’inconscient des individus: se regarder dans un miroir et ne pas voir la même personne que celle croisée chaque matin, et si quelqu’un un jour oublié de se débrancher ? Mais c’était de la philosophie facile, et nous pensions plutôt à nous amuser. Tuer des monstres ridicules, comparer les objets trouvés ça et là, tenter de courir plus vite que l’autre. Se furent de bien douces heures. Nous n’avons rencontré que peu d’autres PJ par contre. Et nous ne leur avons pas parlé, les quêtes du jeu attendraient que nous ayons achevé de nous émerveiller de la technologie qui nous encadré.

Et puis au fil du temps, nous nous sommes demandé depuis combien d’heures nous étions entré dans le jeu. Là nous nous sommes aperçu que nous n’avions accès à aucune donnée. Ni aide, ni tutorial, rien. Nous n’avions aucune idée du temps écoulé réellement. Alors nous avons voulut nous débrancher, commençant à paniquer. Fermer les yeux, tenter d’attraper un câble invisible derrière nos têtes, hurler « stop », marquer des lignes de code sur le sol, rien n’y fit. Alors nous nous sommes aussi aperçu d’autre chose, les PJ croisé plus tôt dans la journée étaient toujours là … lorsque nous les avons interrogés, ils ont tous dit la même chose. Impossible de partir.

Impossible de partir. Je suis resté bloqué sur ces mots durant de longues secondes. Ils tournaient dans ma tête, et je ne réalisais pas encore ce que cela voulait dire. Nous avons questionné notre interlocuteur, en fait cela faisait deux semaines qu’il était coincé ici … Je suis parti dans un fou rire hystérique. Je n’y croyais pas. Se devait être une mauvaise blague. Pourtant cette boule dans la gorge me disait que ce que je venais d’entendre était parfaitement réel …

Nous sommes resté toute la nuit à veiller. Reprendre calmement, point après point ce que nous savions, et quelle était la situation. Et ce que nous devions faire. Mon meilleur ami sembla dans un premier temps dans le même état que moi, mais au fur et à mesure des discussions, nous avons commencé à entrevoir qu’il était possible de choisir de rester ici, ou de se rebeller et d'esperer pouvoir partir. La seule alternative residait dans la mort de notre personnage, seulement nous ignorons si cette mort signifierait pour autant la libération de l'esprit du joueur. Peut être que oui, peut être aussi que le joueur meurt egalement, et peut être qu'il ne fait que recommencer une nouvelle partie, un nouveau personnage ... ou peut être le même ? Qui sais.

Et c’est là que nous ne sommes pas tout à fait d’accord. Ou plutôt il n’est pas d’accord avec moi. Je suis d’accord pour vivre en ce monde, de toute façon je n’ai pas le choix et je ne sacrifierais pas ma vie à une machine en me donnant stupidement la mort. Mais je vivrais ma vie à ma manière. Un programme est régit par des lois, et les bugs et autres virus permettent de contourner ces lois. Je ne laisserait pas le système détruire ce que je suis, et si je peux je le détruirait. Mais cela dit ce monde restera mon monde tant que je n’aurait pas trouvé comment en sortir, et non un monde étranger. Je vais percer ce monde, et je n'hesiterait pas à user tout et tous pour y parvenir, après tout se n'est que du virtuel. Petit à petit j’élargirais mon emprise et je compte bien me trouver des partisans. Et puisque ce monde m’a enfermé en lui, je considère qu’il me doit quelque chose en contrepartie, alors je le prendrais. Et je deviendrais Lord Pyrros. Puisqu’on m’en donne l’occasion.

Mon meilleur ami semblait en proie aux même sentiments de vouloir s’échapper ou de vouloir se plonger dans ce monde. Seulement nous savions tout les deux tout ce qu’il fallait savoir sur l’autre. Et nous nous savions tout deux incapables de ne pas nous trahir si le besoin s’en faisait sentir. Alors nous nous sommes séparer dés le départ en nous souhaitant bonne chance. Une dernière poignée de main en guise d’adieu. Ou plutôt d’au revoir. Je suis certain que nous nous reverrons. Nous verrons alors si se sera en tant qu'ennemis ou alliés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Serveur
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 174
Localisation : Au fond de la Toile
Date d'inscription : 25/10/2005

MessageSujet: Re: Lord Pyrros ~ Camille Lucile [Valide]   Dim 27 Nov - 13:29

Validation en cours…


Citation :
Joueur

Nom : Validé
Prénom: Validé
Âge: Validé

Vie : Validé
Caractère : Validé

Personnage

Pseudo : Validé
Race: Validé
Classe: Validé
Alignement: Validé
Niveau: Validé

Description physique: Validé

Compétences:
Niveau 1 Validé
Niveau 2 Validé
Niveau 3 Validé

Entrée en Trepalovia…
Téléchargement
-------------------------------------------------------------------------------------------

Lord Pyrros ,Accepté

Bon jeu , le Serveur

_________________
"Vous êtes en mon pouvoir... Pour toujours et à jamais"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://trepalovia.actifforum.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Lord Pyrros ~ Camille Lucile [Valide]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Lord Pyrros ~ Camille Lucile [Valide]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» The lord of the ringard
» Lord Voldemort [Une vraie présentation en cours]
» Camille Chalmers rejette le DNSCRP comme un instrument de politique Néo-libérale
» Lord Voldemort
» Camille Silvan [Pouffy]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Trepalovia :: Connection au Serveur :: Le monde de Trepalovia :: Données des joueurs :: Dans le jeu...-
Sauter vers: