Trepalovia

La vie n'est qu'un jeu... Mais quand celui-ci se transforme en cauchemar, les esprits s'éveillent
 
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 A l'aube, un papillon...

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Nemesis
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MessageSujet: A l'aube, un papillon...   Dim 13 Nov - 21:36

Le soleil se levait sur les ruines de Garenda, éclairant les vestiges ravagés de cette ville antique. Un rongeur alla se cacher sous une pierre tandis qu'un faucon poussait un cri perçant, et un papillon aux ailes pourpres virevoltait pour aller butiner une fleur solitaire qui avait emmergée de ce qui avait la grande chaussée.
Au contact de la chaleur, une vie animale reprenait ses droits sur ces pierres à l'abandon depuis des siècles...
Et tandis que le faucon se posait sur les restes d'une muraille, le papillon s'envolait à nouveau dans l'insouciance la plus totale, à la recherche d'une nourriture nouvelle, et alla se poser le nez d'un jeune homme assoupi au milieu des ruines.
Recroquevillé sur lui même en plein milieu de la chaussée, l'homme était un Guerrier bien bâti, et on pouvait aisément remarquer la lourde épée qui était accrochée à sa ceinture...
Sentant un chatouilli sur son nez, le blond y ramena automatiquement sa main en gémissant.

"M... Maman..." laissa-t-il échapper.

Gardant sa main sur son nez, le Guerrier ses lourdes paupières, juste à temps pour voir l'insecte repartir vers un nouveau monticule. Clignant des yeux, l'Humain regarda d'un oeil morne autour de lui...

*Où suis-je? Où est Maman?*

Son regard était jeune et pétillant de curiosité, mais aussi d'un calme innocent... Pas celui qu'on attendrait d'un homme fait, et encore moins d'un Guerrier!
Et pour cause, derrière cette facette, ce masque de tueur, se cachait une innocente, une petite fille perdu dans un monde de fou, qui se rappelait tout doucement ce qui s'était passé les jours précédants...

"Maman, je veux rentrer à la maison..." gémit Cindy, frottant ses yeux.

Ca n'arrangerait rien, elle le savait, mais ça lui faisait du bien... Du bien d'appeler Maman, pour lui demander d'aller la chercher, de la consoler, et de lui dire qu'elle n'avait fait qu'un cauchemar... Un cauchemar...
Se redressant, Cindy/Nemesis commença à s'étirer. La position dans laquelle elle s'était endormie l'avait totalement courbaturée...
S'asseyant sur les marches d'un ancien péron, la petite repassa dans sa tête les événements de ces derniers jours... Où était-elle vraiment? Qui était ce Nemesis pour qui tout le monde la prenait? Elle ne savait plus... Pourtant qu'il fallait qu'elle comprenne!

*Je veux savoir... J'en ai besoin!*

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Valar
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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Dim 13 Nov - 22:12

Le petit matin pointait ses rayons, éveillant ainsi doucement la nature des environs. Sortant de sa petite alcôve qu'il s'était ménagée, Valar maugréait.

*Encore une nuit de perdue... Décidément, ça devient grave.*

Après l'euphorie des premiers jours passés dans le Jeu à se délecter de quelques crimes minables, la "réalité", si l'on puis dire, l'avait ratrappé.

*Mais pourquoi j'ai pas pensé à leur faire les poches? Quel con, vraiment, t'avais qu'à te pencher pour avoir plein de fric. Au lieu de ça, tu laisses des petits papiers avec ton nom marqué dessus, pour te faire de la pub. Ha! Ca rend des services, mais c'est pas encore comme ça que tu boufferas.*

Il faut dire qu'il avait particulièrement bien soigné son arrivée. Il était tombé directement sur Garenda, lieu mal famé par excellence. Et dans les poches du premier homme qu'il avait tué, il avait trouvé une serviette contenant de l'encre et du papier. Ainsi, il avait pu faire des petits papiers sur lesquels il avait dessiné un dragon, le même qui était tatoué sur son dos. Sa "signature". Varal l'Assassin au Dragon était en ville, et bientôt, tout le monde serait au courant.
Il ne savait pas bien ce qui l'avait poussé à faire cela. Après tout, c'était un jeu, non?

*Non, c'est plus qu'un jeu. C'est ta nouvelle maison. Tu ne reviendra pas en arrière. C'est ton jeu, c'est toi qui impose les règles.*

Cette petite voix intérieure qui le guidait depuis des jours, c'était lui. Le nouveau lui. Et il en était très satisfait.

Le problème, c'est que le syle et la renommée ne nourrissent pas son homme. Sans argent au début du jeu, il avait du jeûner. Il n'y prêtait pas grande attention, après tout, ce n'était qu'un jeu. Mais comme il ne pouvait plus se déconnecter pour aller chercher du chocolat à la cuisine, il commençait à faire faim.
Une petite crampe le courba. Ce jeu était réaliste, certes, mais peut-être TROP réaliste. La rosée du matin, les crampes au ventre suite au manque de nourriture, les vertiges qui l'envahissaient parfois à force de rester trop éveillé,... Il se serait bien passé de tous ces détails.

En attendant, il avait passé la nuit à vagabonder, en cherchant quelqu'un qui aurait besoin de ses talents pour un assasinat quelconque. Mais rien, ni cette nuit, ni celle d'avant, ni celle d'encore avant. Il commençait à manquer à la fois d'argent et de courage.

Puis, il vit la personne allogée au milieu de la rue. Instantanément, il se plaqua contre un mur. Il l'observa longtemps...

*Mmmmh, il a peut-être de l'argent... Vu la manière dont il est habillé, ça ne doit pas être un noob. Je vais voir si je peux le tuer alors qu'il dort encore...*

Mais alors qu'il pensait à cela, l'autre se déplia. Manqué, il faudrait l'affronter au corps à corps. La lumière n'avait pas encore tout envahi, il était à son avantage... C'est alors qu'il remarqua l'épée.

*Bon dieu, c'est quoi ce truc montrueux? Aucun humain ne pourrait manier ça!... C'est bien ma veine, je suis tombé sur un bourrin. Raaaah, pas de chance! Je ferais mieux de renoncer et de trouver un autre plus simple à tuer.*

Il allait pour s'éloigner quand l'autre parla.

"M.. Maman..."

Valar se figea. *C'est quoi cette merde?*

"Maman, je veux rentrer à la maison..."

*Mais enfin, on est en plein délire, là? Ce type à une épée à faire frémir les dragons, et il réclame sa maman? Ce jeu est en train de tourner court, et je crois qu'on a là un sacré bug...*

Puis, il se mit à réfléchir. Si il réclamait sa maman, c'est qu'il ne devait pas être si balaise que ça... Soit il se donne des airs de gros durs, soit il bluffe pour mieux tromper ses ennemis. Il rejeta un oeil vers l'homme, en train de se froter les yeux... Non, un type habillé comme ça ne peut pas être aussi subtil.

Un sourire déforma ses traits. Il venait d'avoir une idée.

Il sortit de l'ombre et, la main sur la garde de son arme, s'approcha de la personne au milieu de la route. Il prit une voix grave qu'il voulait rassurante, et parla:

"Bonjour, jeune homme! Belle matinée, n'est-ce pas? Puis-je vous être utile en quelque chose que ce soit?"
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Nemesis
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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Lun 14 Nov - 20:40

Que se passait-il vraiment ici?
Cette question, plus que tout autre finalement, taraudait l'esprit de la gamine. Elle avait déjà beaucoup de mal à saisir les tourments de ce monde, mais en plus, d'après ce qu'elle avait entendu dire, quelque chose avait changé, n'était plus normal... Quoi exactement? Une histoire de déconnection impossible, lui expliquait-on.
Va savoir ce que ça veut dire!
Les gens se fâchaient, s'enguirlandaient, se jetaient la faute les uns sur les autres pour elle ne savait trop quelle raison...
Se massant les tempes, Cindy tentait de démêler cette énigme insolvable, quand un pas léger se fit entendre au coin d'une rue adjacente. Levant les yeux vers le nouveau venu, elle pu observer l'inconnu tandis qu'il marchait paisiblement à sa rencontre.
C'était un homme à l'allure fine, limite androgyne, avec de longs cheveux noirs qui encadraient un visage pâle, ténébreux, mystérieux. Tout de noir vêtu, sa chemise qui s'ouvrait sur un corps à la limite du squelettique lui donnait un air débraillé peu rassurant...
Si Cindy reste d'une discrétion polie, comme on lui a appris de le faire avec les grandes personnes qu'elle ne connaît pas, elle ne pu s'empêcher un petit frisson dans le dos.

*On dirait un méchant de film* pensa-t-elle. *Je devrais peut-être partir avant qu'il me fasse quelque chose de méchant?*

Mais néanmoins, elle n'en fit rien, d'abord parce que ce serait très impoli, et en plus parce que cet homme piquait sa curiosité... Si c'était vraiment un méchant, pourquoi venait-il dans ses jolies petites ruines? D'habitude ils sont dans des grands châteaux très effrayants avec un éternel orage autour!

"Bonjour, jeune homme! Belle matinée, n'est-ce pas? Puis-je vous être utile en quelque chose que ce soit?" lui lance l'inconnu d'un air amical.

Sa voix, qui se voulait d'une gravité rassurante, avait néanmoins une certaine raideur, un côté mielleux à peine perceptible mais qui donnait un accent de fausseté à l'ensemble, sans que Cindy puisse en identifier la cause.
Mais la petite se dit que, comme ses parents lui disaient souvent, elle avait trop d'imagination, et que le bonhomme avait juste une apparence un peu bizarre... Après tout, tous les gens de la TV disent qu'il ne faut pas se fier aux apparences!

"Bonjour monsieur" lui répondit-elle d'une voix timide qui jurait avec son physique de fine lame. "C'est très gentil mais j'ai besoin de rien..."

Besoin de rien? Vraiment? Oh si elle avait un besoin cruciale: celui de comprendre... Mais serait-il d'accord de lui expliquer?

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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Lun 14 Nov - 21:06

*Ohlà, j'ai pas eu l'effet escompté, on dirait bien...*

Il faut bien avouer qu'avec son physique de tueur, il aurait certainement fait fuir n'importe quelle bonne soeur qui l'aurait croisé. Pourtant, cette fois, il avait fait un effort...

"Bonjour monsieur. C'est très gentil mais j'ai besoin de rien..."

*Ohlàlààààà, mais sur quoi je suis tombé, là? Il m'appelle monsieur, maintenant! D'un autre côté, sans doute que j'impose le respect de ma personne... Qu'il sache qui je suis, c'est très bien comme ça.*

Son stratagème éventé, il était un peu pris au dépourvu. Il avait toujours été mauvais acteur. Pour le reste, il était bon, mais pas pour ça.

Il partit alors d'un rire légèrement nerveux.

"Hahahaha... Vous ne comptez pas me faire croire ça? Voyons, je vous ai vu depuis un bon moment, vous avez passé la nuit comme ça, au milieu de la route! Vous n'allez pas me dire que vous ignorez que c'était dangereux?"

Son premier plan avait échoué, mais il restait le plan B. Quand on met quelqu'un en confiance dès le début, il s'en souviens et vous traite bien après. S'il se faisait passer pour un chic type, il pourrait plus facilement le gruger après. *Il a l'air un peu naïf et effacé, ce gars-là. Profitons-en, j'adore les gogos.*

Il s'approcha d'encore plus près, se plaça sur sa gauche (du côté du fourreau, ainsi, ce serait plus facile d'esquiver), et il entoura franchement son bras autour des épaules de son interlocuteur. Il reprit sa voix de doux protecteur.

"D'ailleurs, vous m'avez fait une sacrée frousse! Ca va faire bien deux heures que je monte la garde auprès de vous. Vous savez, les nuits ne sont pas sûres, ici... Les gobelins, les orques, et tous ces agités qui veulent partir d'ici... Non, si je n'avais pas été là, et que quelqu'un était passé, qui sait ce qui vous serait arrivé?"

Il regarda le soleil commencer à envahir le ciel de sa lumière. Il soupira un coup en regardant au loin...
*J'ai vu ça dans un film. Plus le gars à l'air sympa, moins il se soucie des dangers qui l'entourent. Je vais regarder en l'air encore quelques secondes... Trois... Deux... Une... On reprend.*

"D'ailleurs, je regrette de ne pas porter la cape, je vous l'aurait donné comme couverture. Mais vous dormiez si bien, je n'ai pas eu le coeur à vous réveiller."

Il poussa un soupir et reprit sa contemplation.
*Quatre... Trois... Deux... Une...*

Il lâcha alors son jeune gog... nouveau compagnon, se releva, fit quelques pas, puis se retourna l'air de rien et demanda:

"Au fait, je ne vous ait pas demandé votre nom? Ou votre pseudo, comme vous voulez."

*Héhéhé, marque des points... Je parie une bière qu'il ne va pas tarder à me dire merci.*
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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Mar 15 Nov - 21:40

En entendant sa réponse, l'inconnu en noir eut un petit rire nerveux, un peu comme celui des grandes personnes quand on leur pose une question dont elles ne connaissent pas la réponse... Pourtant elle n'avait rien demandé, non?
Bizarre...
Mais l'homme ne lui laissa pas le temps de réfléchir, empiétant derechef sur un autre sujet. Il se mit à parler des dangers qui parsèment ce monde le soir tombant, et des risques qu'elle prenait en s'endormant en plein milieu de la route... Elle y pouvait rien, elle, si elle était épuisée et ne voyait pas plus loin que le bout de son nez! Elle s'était recroquevillée là où elle se trouvait, voilà tout... Et puis rien ne lui était arrivé non?
L'homme s'approcha de nouveau, puis la prit par les épaules d'un air fraternel. La gamine ne pu s'empêcher de sursauter, elle n'était pas habituée à tant de familiarité, sinon peut-être avec sa famille et ses amis proches... Or il n'était ni l'un ni l'autre!
Ne lui laissant pas le temps de protester, il enchaîna:

"D'ailleurs, vous m'avez fait une sacrée frousse! Ca va faire bien deux heures que je monte la garde auprès de vous. Vous savez, les nuits ne sont pas sûres, ici... Les gobelins, les orques, et tous ces agités qui veulent partir d'ici... Non, si je n'avais pas été là, et que quelqu'un était passé, qui sait ce qui vous serait arrivé?"

Monter la garde? Une étrange image vint à la tête de la petite, voyant ce bonhomme en noir faire monter les gardiennes qui surveillaient habituellement sa cour de récréation les unes sur les autres... Mais pourquoi il ferait ça? Et puis où est-ce qu'il a bien pu trouver des surveillantes?
Non, ça ne devait pas être ça qu'il voulait dire... Ah ces adultes, toujours à utiliser des expressions tordues et incompréhensibles!
Puis c'était quoi des gobelins? Des orques? Peut-être des animaux, y en avait beaucoup ici... Et des qu'elle en a vu que dans les documentaires! Puis aussi un peu dans le petit zoo, mais pas beaucoup...
Vraiment, à part se retrouver avec un papillon qui lui chatouille les narines, elle ne voyait vraiment pas ce qui pouvait lui arriver sans son "montage de gardiennes"
Reprenant son souffle, son "sauveur" se mit à regarder un point invisible au loin. Tendant son cou, Cindy tenta de voir ce qui attirait ainsi l'attention de l'homme.

"D'ailleurs, je regrette de ne pas porter la cape, je vous l'aurait donné comme couverture" reprit-il soudain, sans crier gard. "Mais vous dormiez si bien, je n'ai pas eu le coeur à vous réveiller..."

Lui prêter sa cape? C'était gentil mais il ne faisait pas si froid que ça... La preuve: elle avait dormi comme une souche! Alors que d'habitude, quand il fait trop froid, elle est incapable de trouver le sommeil... Et n'arrive pas non plus à se lever pour l'école, le lendemain!
Mais l'homme revient à son point invisible... Qu'est-ce qu'il peut bien y avoir de si intéressant? Pourtant il n'y avait que le ciel!
Puis enfin l'homme en noir se releva, lâchant enfin son épaule pour lui demander son nom, et un mystérieux "pseudo"... Elle supposa que c'était un autre mot pour dire prénom.

"Je m'appelles Cindy" répondit-elle spontanément. "Et vous monsieur?"

Elle se rendit compte que l'instant d'après de son erreur, sa mère lui avait toujours défendu de dire son nom à des inconnus... Bah, toute façon elle en saura rien!

"Dites au fait, il y a quoi là-bas?" demanda-t-elle, indiquant le point que l'homme avait regardé tout à l'heure. "Moi j'vois rien..."

Elle accompagna sa dernière question d'un sourire gêné, espérant ne pas être trop aveugle de l'évidence...

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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Ven 18 Nov - 17:57

Valar fut légèrement étonné du nom de son interlocuteur.

*Sindi? Syndhi? Sïhndy? C'est marrant, ça fait plus elfe comme pseudo. Pendant une seocnde, j'ai même cru qu'elle disait Cindy, comme une fille... Mmmh, faudra que je lui conseille de changer de nom, celui-là craint vraiment trop.*

Il ne s'en démordit pas, et répondit sans attendre une seconde:

"Enchanté, Syndhï, je m'appelle V..."

Il s'interrompit juste à temps. Il allait commettre une erreur monumentale. Il allait répondre "Valar, l'Assassin au Dragon", comme il répondait à chaque fois qu'on lui posait la question; il n'avait même plus le réflexe de répondre "Peter" depuis qu'il était dans le Jeu.
Mais se nommer ainsi, alors qu'on vient de passer plusieurs jours à tuer des innocents en signant ses meurtres avec une image de dragon, ce n'était pas malin. Surtout quand on chercher à bien se faire voir d'un gogo potentiel...

Il réfléchissait à la vitesse de l'éclair.
*Mais quel nom lui donner, merde, faut trouver un nom, vite!*
Les deux premières choses qui lui vinrent à l'esprit, aussi stupide que ça puisse paraître, était le nom d'un héros de BD et d'un composant de parfum. C'est ridicule, la mémoire, quand même? Les éléments les plus anodins reviennent dans les moments les plus incongrus.

Il acheva donc sa phrase:
"... Valérian Storax. Mais vous pouvez m'appeller Storax. Ou Valérian, comme vous préférez."

*Pffffiouuuuff... c'était juste cette fois.*

Il était satisfait et se permit un sourire. Il sortait d'un mauvais pas dans lequel il avait faille se fourrer. Mais la seconde réplique de son interlocuteur l'étonna encore plus.

"Dites au fait, il y a quoi là-bas? Moi j'vois rien..."

Il avait posé cette question avec une insouciance... ou une méfiance totalement inouïe. De deux choses l'une: soit il est prodigieusement idiot, soit prodigieusement intelligent et l'avait percé à jour tout de suite. Etant donné que les idiots ne survivent généralement pas assez dans ce jeu pour posséder une telle épée... Il allait devoir la jouer fine.

"Et bien, heu... En fait, j'avais cru voir un oiseau. J'aime beaucoup les oiseaux, normalement. Mais il s'est envolé au loin, je crois. Et alors, j'ai continué à regarder, en me disant que j'avais peut-être besoin de changer d'endroit... Celle ville à moitié détruite, ça ne me plaît pas trop. Je me disais que je partirais dès que possible d'ici, pour la grande ville de Hamsburg. Et Hamsburg est par là, enfin, je crois bien... Vous comprenez?"

Puis, comme il ne souhaitait pas rester sur le sujet, il profita du fait que son ventre gargouillait une fois de plus pour sauter du coq à l'âne:

"Excusez-moi de vous déranger avec ça... Je sais que c'est un sujet un peu gênant, mais... Vous voyez, je n'ai pas mangé hier soir, et donc, j'ai assez faim... Si cela ne vous gène pas, je pourrais vous demander de me prêter un peu d'argent, si vous en avez, je vous rembourserais, bien sûr... mais là, je meurs vraiment de faim!"

*Et va pas me dire que tu n'as pas de fric, ça se lit sur ton visage...*
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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Sam 19 Nov - 13:13

Quand la fillette lui dit son nom, l'homme en noir eut une expression bizarre, limite étonnée... Oui elle le savait, son prénom était d'un monstrueux ridicule! Elle y pouvait rien, elle, si ses parents avaient voulu donner un nom de poupée à leur petite fille adorée... Enfin elle avait pas à se plaindre, une de ses cousines s'appelait bien "Daisy" (véridique, mon oncle avait trouvé marrant de lui donner ce nom pour une histoire de jeu de mots...)

"Enchanté, Syndhï, je m'appelle V..." dit l'homme, avant de s'arrêter en plein milieu de sa phrase.

Il avait un accent bizarre en prononçant son nom... Il venait peut-être d'un autre pays? Voilà qui expliquerait ses manières étranges... Qui sait, peut-être que les habits noirs ouverts au torse étaient le costume traditionnel de chez lui? En tout cas, il devait faire chaud chez eux pour l'ouvrir autant!
Tandis qu'elle cherchait dans ses connaissances limitées la région de laquelle il pouvait venir, l'homme paraissait soucieux, comme s'il hésitait à dire son nom... Sa mère lui avait aussi demandé de ne jamais dire son nom? Bizarre, elle pensait que c'était réservé aux petites filles... A moins qu'il soit aussi pas dans son corps normal? Peut-être que c'est aussi une petite fille... Enfin c'est pas grave, de toute façon!
Pour l'encourager, Cindy lui dit un petit sourire.

"... Valérian Storax." dit-il enfin. "Mais vous pouvez m'appeler Storax. Ou Valérian, comme vous préférez."

Valérian Storax? C'était un drôle de nom... Enfin elle n'avait rien à dire, Cindy Callsen n'était pas terrible non plus! N'empêche que ça ressemblait à un nom de fille... La gamine hésitait à le lui demander, mais se ravisa: ça pourrait le vexer si elle se trompait... Comme quand Jeannot avait de longs cheveux! Il devenait rouge de colère à chaque fois qu'on l'appelait "Mademoiselle"!

*Je crois que s'il avait eu plus de muscles, il en aurait frappé plus d'un... Décidemment, la nature est bien faite! Elle a même pensé à la vitesse à laquelle ils se mettent en colère pour offrir des corps musclés...*

Enfin, ça n'avait plus beaucoup d'importance, toute façon il avait fini par se les couper... Mais penser à son frère lui rappelait pourquoi elle avait mis ce casque: il fallait qu'elle découvre ce qui lui était arrivé!

"Eh bien je vais t'appeler Val" décida-t-elle, tout en continuant à penser à Jeannot. "C'est moins long à retenir."

Puis enfin, après quelques hésitation, l'homme consentit à expliquer ce qu'il regardait... Une sombre histoire d'oiseaux apparemment, et d'une certaine ville appelée "Hamme ce beûrk"... Non, Hamsburg, elle se souvenait maintenant l'avoir lu quelque part...
Mais oui, c'était la ville où elle était allée après avoir atterri ici! Ou du moins c'est ce que disait le panneau...
C'est vrai que c'était beau, il y avait plein de monde, plein de magasins et un beau château tout en haut... Pourquoi pas y retourner? Enfin... c'était quand même loin...

"Excusez-moi de vous déranger avec ça... Je sais que c'est un sujet un peu gênant, mais..." dit soudain Val, interrompant ses pensées.

Il se mit alors à sortir tout un baratin, tournant autour du pot en disant qu'il avait faim pour finalement demander... de l'argent!
Franchement, elle avait une tête à faire de la charité? En plus elle n'avait jamais rien eu en poche, elle devait toujours demander à sa mère! Et puis bon, on lui avait toujours dit que ceux qui n'avaient plus rien étaient les seuls responsables de leur malheur, qu'ils n'avaient qu'à se trouver du travail et économiser... Mais elle entendait d'ici son estomac gargouiller, il faisait vraiment pitié!
Toute façon, comment espérait-il acheter de la nourriture en un endroit pareil, il n'y avait rien ici à part des vieilles pierres et...

*Mais oui, pourquoi j'y ai pas pensé plus tôt!* sursauta-t-elle.

"Suis-moi!" lui dit-elle en faisant de grands gestes.

Courant à travers la grande chaussée, elle le mena jusqu'au seuil de la ville, où avait poussé toute une série de broussailles. Slalomant prudemment à travers les ronces et autres orties, elle arriva bientôt au pied d'un arbre imposant, qu'elle tenta d'escalader... Mais étrangement, c'était plus difficile que d'habitude de se hisser... Pourtant avant elle savait grimper à toutes sortes de mobiles sans l'ombre d'un problème!
Ses yeux glissèrent bientôt sur l'épée qui pendait à sa ceinture... Bien sur, c'était elle! Elle était beaucoup trop lourde!
La gamine la détacha en vitesse de sa ceinture, pour la poser soigneusement par terre en lançant un petit sourire gêné à son compagnon. Grimpant enfin à l'arbre, elle arracha d'une branche l'un de ses fruits juteux...

"Tiens, une pomme!" dit-elle en lui lançant. "C'est pas grand chose mais c'est toujours ça!"

Elle lui lança un sourire chaleureux avant d'en prendre une à son tour. Elle aussi commençait à avoir faim...

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Valar
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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Mar 22 Nov - 21:22

A première vue, tout semblait bien se passer.

"Eh bien je vais t'appeler Val. C'est moins long à retenir."

Valar fut satisfait de cette réponse.

*Oui, c'est pas mal, Val... C'est un diminutif qui sonne bien. En plus, ça sonne bien pour Valérian et pour Valar. Hé, ça pourrait le faire, ça! Valar, dit Val pour les intimes... Ouaip, ça pourrait mettre les prochains dans ma poche. Faudra que je pense à la noter, celle-là.*

Puis, après son petit discours sur l'argent, il sembla un moment surpris, voire fâché. Il sentait que son plan lui échappait, et qu'il allait sans doute devoir faire parler l'acier...
Mais à sa grande surprise, il se mit à sourire, puis à partir dans la direction opposée aux ruines.

"Suis-moi!", qu'il avait dit. Valar commença à cogiter à toute vitesse.

*Où m'emmène-t-il? Il a prévu une cachette pour son argent? Ou il veut me tuer à l'écart des autres? Non, il n'a pas l'air aussi sournois que ça...*

De mauvaise grâce, il le suivit. Ils arrivèrent près d'un arbre, auquel ils e mit à grimper. Valar commençait à se poser des questions... Puis Syndhï lâcha son épée et la laissa tomber dans l'herbe. Il n'en croyait pas ses yeux.

*Mais, mais, mais... mais quelle imprudence! Je pourrais ramasser l'arme et partir avec en courant, ou encore l'attaquer sans prévenir tant qu'il est désarmé... Tiens, c'est un coup à prendre, ça!*

Il se pencha vers l'épée, mais au moment de la ramasser, il eut un mouvement de recul.

*Ce type doit avoir une confiance en lui pas croyable pour tenter un coup pareil. Parce qu'être idiot à ce point-là, c'est carrément un crime. Peut-être qu'il me teste... Ou alors, il n'a pas besoin de cette épée pour me tuer... Oui, c'est peut-être une sorte de guerrier-mage super balaise et rusé. Méfiance donc...*
Il se releva donc, et il était à moitié penché quand il attrapa la pomme que Syndhï lui lançait.

"Tiens, une pomme!" dit-il en la lui lançant. "C'est pas grand chose mais c'est toujours ça!"

Il était héberlué. Il cherchait à savoir si il avait de l'argent, et lui, il avait pris au sérieux la deuxième partie de son discours. Bon dieu, ce type est...
Il croqua la pomme, machinalement, en ruminant ses pensées. Elle était douce, croquante, sucrée, juteuse, délicieuse. Il n'avait jamais senti un fruit lui donner autant de sensations, même s'il n'avait pas mangé depuis trois jours...

Il regarda le fruit. Depusi combien de temps n'avait-il pas mangé de pomme? Certainement des mois avant de rentrer dans le Jeu. Faut dire, son régime était plutôt constitué de plats réchauffés et de pizzas, à l'époque... Il était abasourdi par les capacités du jeu à rendre des sensations de goût.

Sa mauvaise humeur s'envola comme par magie, et comme son estomac réclamait encore, il continua à mordre à belle dents dans son fruit.

*Finalement, il est plutôt sympa, ce type-là. Pas une lumière, mais sympa.*

"C'est excellent, merci beaucoup. Tu pourrais en prendre encore une ou deux? Pour le cas où j'aurais encore faim."

Il décida, pour la peine, de lui donner une dernière chance. On ne trahit pas avec facilité un type qui vous a nourri!
Il se pencha en avant, et ramassa l'épée sur le sol. Dieu, qu'elle était lourde! Il avait du mal à la tenir à une main. Il la prit par la poignée, signe à la fois de méfiance et de légère menace, puis tendit le fourreau vers Syndhï en lui disant d'un ton moralisateur:

"Tu devrais plus faire attention à tes affaires! Il ne faut pas laisser traîner son épée comme ça par terre. N'importe qui qui ne serait pas honnête pourrait te la voler..."

Il en savait pas très bien ce que ça allait donner comme réactions. La honte, l'énervement, la méfiance, l'attaque immédiate? Qu'importe! Il tenta le coup en se remplissant l'estomac de la pomme délicieuse.

*Qui était encore l'abruti qui a dit "Manger des pommes"? En tout cas, maintenant, je pourrais lui dire que je l'ai compris!*
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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Lun 28 Nov - 22:14

Quand la gamine lui lança la pomme, l'homme parut... Stupéfait?
C'était du moins l'impression qu'il lui faisait, à regarder le fruit comme si elle lui avait lancé un tutu rose bonbon, puis passant son regard sur son compagnon, avant de le reporter à nouveau sur l'aliment... Eh ben oui, il y avait pas de steak fritte dans le coin! Puis les pommes c'est bon pour la santé, non?
Presque avec méfiance, il finit par croquer dedans, pour la regarder ensuite avec presque admiration... Il avait jamais mangé de pommes ou quoi?
C'était bien l'impression qu'il donnait, à l'étudier sous tous les angles avant de mordre dedans avec envie... Enfin c'est vrai qu'elles étaient bonnes, celle-là! D'habitude elle n'était pas une grande amatrice -en fait elle râlait plus qu'autre chose quand sa mère lui en faisait manger- mais là...
Quand d'ordinaire elle devait se forcer tant bien que mal pour en terminer, elle en engloutissait ici en quelques minutes, s'étonnant même de la saveur que prenaient les fruits, alliés à la faim...
Et l'homme en noir non plus n'était pas en reste!

"C'est excellent, merci beaucoup. Tu pourrais en prendre encore une ou deux? Pour le cas où j'aurais encore faim." lui demanda-t-il après un moment.

Riant joyeusement devant le ridicule de la situation, de ce grand homme aux allures de gangster qui mangeait voracement des fruits elle s'empressa d'aller en cueillir deux ou trois supplémentaires pour Val. Elle en profita aussi pour en reprendre une pour elle, la première n'étant plus qu'un trognon soigneusement rongé.
C'était un déjeuner bien agréable, elle devait l'avouer. Faut dire que ses parents étaient plutôt de mauvais poil le matin, et ne parlons même pas de son frère!

*C'est peut-être le grand air qui nous met de si bonne humeur?* se demanda-t-elle en entamant sa deuxième pomme. *Si c'est ça, faudrait écrire aux dirigeants du monde pour dire de créer des maisons dans les forêts!*

Un léger sourire s'échappa de ses lèvres tandis qu'elle imaginait des buildings en pleine forêt, d'où l'on descendait en liane et monterait en grimpant... Ce serait bien drôle! Et on l'appellerait Forestia, et tout le monde serait de bonne humeur du soir au matin!

"Tu devrais plus faire attention à tes affaires! Il ne faut pas laisser traîner son épée comme ça par terre. N'importe qui qui ne serait pas honnête pourrait te la voler..." lança Val en lui tendant le fourreau, interrompant le cours de ses pensées.

"Ah oui, je l'avais presque oublié celui-là!" s'exclama-t-elle, posant sa pomme sur un noeud entre deux branches.

Se tenant fermement de la main gauche sur une branche plus haute, elle rattrapa la sangle et réussit tant bien que mal à hisser l'arme, puis enfin à la remettre à sa ceinture.

"Merci" répondit-elle d'un sourire timide en s'assurant que l'attache était bien mise.

Reprenant sa pomme, Cindy s'étira paresseusement avant de s'installer confortablement contre le tronc.

"N'empêche" pensa-t-elle tout haut, sans trop s'en rendre compte. "Si tous les arbres sont aussi confortables, la vie d'un écureuil doit être bien agréable!"

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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Sam 3 Déc - 21:32

Décidément, Valar allait de surprises en surprises avec ce type. Tour à tour enjôleur, timide, puis terriblement à l'aise, moqueur puis tendre,... Une véritable énigme. Ou un comédien de talent. Il se disait tout ça en le laissant reprendre son épée.

*Arrête de tergiverser, mon vieux!* se surprit-il à penser de sa voix d'assassin. *Tu ne peux pas continuer à considérer ce type comme un génie ou comme un parfait abruti. C'est l'un ou l'autre, mais jamais les deux en même temps! Depuis le début, ce gars semble ne pas te prendre au sérieux. Alors, fait comme tu le sens, mais choisis une fois pour toutes ce que tu va faire de ce gars!*

Il était troublé. Il ne se parlait pas tout seul, d'habitude, il savait toujours qui il était. Mais là, face à ce type, il perdait ses moyens. Il semblait si frais d'esprit, si jeune dans sa tête, si complètement insouciant,... On ne se créé pas un personnage comme ça, on naît comme ça.

Il se sentait de plus en plus mal. C'est à peine s'il entendit la réplique du guerrier penché sur son arbre.

"... vie d'un écureuil doit être bien agréable!"

Il se perdait dans ses pensées. Il avait besoin d'espace, d'air, même s'il était aisni en plein air. Pour se donner le change, il bafouilla une excuse plutôt minable:

"Heu, oui, oui, certainement. Si tu le dis. Excuse-moi Syndhï, je... je reviens dans une minute. Je vais voir si je ne trouve pas un peu d'eau pour boire. Oui, c'est ça, de l'eau... heu, les pommes m'ont donné soif."

Il savait très bien qu'il ne duperait personne avec un mensonge aussi risible. Mais il devait être un peu seul.

Il marcha d'un pas rapide, presque en courant, vers la ruine la plus proche, pour se cacher des regards, et surtout de ce jeune Syndhï. Il fit si peu attention qu'il trébucha sur une pierre, et faillit se casser la figure; mais il reprit l'équilibre avant d'en arriver à une telle extrémité.

Caché derrière son mur, il respirait fortement. Les larmes lui venait aux yeux. Il ne savait plus... ne savait plus... plus rien.

*Alors, c'est ça? Mon beau masque est déjà tombé après seulement quelques jours? Mais bordel, je ne suis pas ça! Je ne suis pas un de ces types qui se posent des questions. Mais... lui... il...
- Arrête de penser, agis!* répliqué sa voix d'assassin dans sa tête. *Tu ne va pas me dire que ce pauvre gars te mets mal à l'aise? Mais tu es Valar, bon dieu! Valar, l'homme qui n'a pas hésité à tuer des innocents pour la simple gloire! Tu es Valar, l'homme que tu voulais être!
- Mais non! ce n'est pas ça! Valar, c'est... c'est un fantasme, un type qui j'ai inventé pour que les gens me respectent. Je ne suis pas... je n'ai jamais été...
- Mais justement, tu es ici ce que tu veux être! La réalité ne compte plus. Toute la réalité n'est qu'un jeu, tu te souviens? Tu est un assassin, un homme sans coeur, et ne va pas simuler des sentiments que tu n'as pas pour te donner bonne conscience.
- Ce n'est pas si simple! Lui, il est... il est lui, il est ce qu'il est, il est VRAI. On ne s'invente pas un personnage comme ça. Il est lui, et moi je ne suis pas...
- Tu es celui que tu voulais etre!
- Ce n'est pas moi, c'est le jeu...
- Peu importe! Tu es Valar, l'assassin au dragon, et ta réputation te suivra jusqu'à ta mort dans ce jeu. Tu es celui qui voulait être respecté, et tu le sera, crois-moi, dans un jour tu le sera. Tout le monde te craindra.
- Je...
- Arrête d'hésiter! Tu ne crois pas, tu es! Accepte ça.
- ...
- Maintenant, prends ton épée, et va le tuer. C'est le seul moyen de faire de toi celui que tu veux. Vas-y, c'est si simple, tu l'as fait tant de fois...*

Il allait toucher à son pommeau quand il entendit une autre voix en lui.

*Non.*

Il l'avait déjà entendu, cette voix... Elle était si intime qu'il semblait la connaître depuis toujours. C'était lui...

*Pourquoi l'écoutes-tu? Tu sais autant que moi ce que tu voulais. Et tu voulais le faire avec moi. Tu es parti sur la mauvaise pente, suite à ta colère.*

*Ne l'écoute pas!* rugit l'assassin. *Il n'est rien, il n'est même pas toi! Tu ne peux gagner qu'avec moi, et personne d'autre!*

Il était partagé entre ces voix. La tête le tournait. il tromba à genoux, les larmes coulant de ses yeux comme des fontaines intarissables. Il murmura le nom qu'il voulait tant entendre.

"... Draupnir."

*Cesse tout cela! Il n'est rien, rien qu'un reflet! Tu ne pourra pas gagner avec lui! Prends ton épée et va tuer ce sale...*

"Non!"
Le cri était sorti de sa gorge sans qu'il ne le veuille. Il en avait assez des mensonges. Il se releva, essuya ses larmes du revers de sa manche, puis regarda sa main gauche. C'était là la clé.
Il parla, à voix basse, mais avec une fermeté toute neuve pour lui. Il respirait la confiance.

"Je suis Valar."

Tous ses doutes semblaient dissipés par cette simple phrase...


Alors qu'il allait sortir de sa cachette, il entendit un bruit. ou plutôt, une succession de bruits. Des pas. Du métal qui cliquette. Des gens qui approchaient, et qui beuglaient de plaisir à l'idée du massacre qu'ils allaient commettre. Ils étaient au moins quatre, dont un gobelin, à entendre les sons rauques qui sortaient par intervalles.

Une troupe armée... un gobelin... Ces gens-là n'allaient pas faire de cadeau. Et ils étaient sur le chemin qu'il venait de quitter. Ils s'approchaient... de l'arbre!

Il jeta un oeil par un trou dans le mur en ruine derrière lequel il s'était abrité. Et cet abruti qui dormait presque, confortablement installé sur sa branche! Il devait le prévenir, ou alors il allait se faire tuer, à un contre quatre!

*Pas un contre quatre... deux contre quatre. On a une chance.*

Il attrappa une pierre dans son poing, et la jeta au loin, en visant une muraille du côté opposé à l'arbre, et qui n'était pas dans la trajectoire de sa cachette. Par chance, le pierre toucha une gouttière en métal, qui tinta fortement, comme un gong.

Profitant du son et de la surprise, il cria:

"Syndhï, attention!"

Puis il usa de ses pouvoirs pour se cacher dans les ombres. il els attaquerait dans le dos, profitant de la surprise.

Enfin, un peu d'action...


[Oui, je sais, post fortement introspectif, mais j'en avais envie! Et un peu d'action en perspective...]
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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Dim 11 Déc - 19:23

Tout d'un coup Val devint très pâle, comme malade... L'effet des fruits? Pourtant elle avait mangé les mêmes et elle n'avait rien...
Son visage se décomposa en une grimace de totale incompréhension, si bien qu'on aurait dit... On aurait dit qu'il était sur le point de s'évanouir...
Il bafouille que les pommes lui ont donné soif, qu'il va vite chercher de l'eau pour se rafraîchir... Oui, bien sur, elle avait déjà entendu l'expression "avoir soif de pomme" mais elle n'aurait jamais cru qu'il fallait la prendre dans ce sens-là!
Mais avant qu'elle n'ait pu dire quoi que ce soit, l'homme s'enfuit en courrant pour aller chercher la protection des ruines, laissant la gamine perplexe...
S'il cherchait de quoi se désaltérer, c'est pas par là qu'il faut aller! Pourtant il suffisait de tendre l'oreille pour entendre le bruissement d'un ruisseau dans la direction opposée... Vraiment bizarre, cet homme en noir!
Enfin tant pis, s'il veut aller se perdre dans les ruines c'est son droit, elle elle était bien dans son pommier adoré, nichée entre deux branches noueuses qui épousaient parfaitement la forme de son dos... Que demander de plus?
Pourtant... Il avait vraiment l'air mal en point, le bonhomme, elle se demandait ce qui avait bien pu lui arriver...
Puis un souvenir lui revint en mémoire, c'était un jour très très chaud, en été, tellement que le macadam fumait... Apparemment on lui avait pas dit que c'était mauvais pour la santé!
Enfin bref, c'était la pire "canne y coule" depuis presque 30 ans, d'après le monsieur de la météo, et tout le monde suait à grosses gouttes... Même elle, et pourtant elle aimait bien quand il faisait chaud!
Ca doit être pour ça qu'on dit que même les cannes y coulent...
Enfin donc il faisait si chaud que les surveillantes avaient décidé de les garder à l'intérieur pour éviter les "Zin sol assions"... Chose très frustrante pour la gamine, qui aimait beaucoup profiter de sa récréation!
Alors, avec quelques amies, elle a réussi à sortir via la fenêtre des toilettes et elles ont été seules s'amuser dehors.
Mais un moment, Fannie est devenue toute drôle, elle marchait bizarrement et disait qu'elle avait soif... avant de finalement tomber par terre, victime de la zin sol assions! Elles, elles étaient sur le cul en apprenant ce qu'il en coûtait de faire les zinzins au soleil...
Mais pourtant il ne faisait pas si chaud ici, non? Alors comment il aurait pu avoir un truc pareil? Etrange...
Perdue dans ses pensées, la fille n'entendit qu'à peine ces cliquetis qui venaient perturber la tranquillité des lieux, elle n'avait même pas envie d'ouvrir les yeux tant l'arbre était confortable et l'odeur des fruits enivrant...

"Syndhï, attention!" entendit-elle crier tout d'un coup.

Se redressant tout d'un coup, elle tomba nez à nez avec une étrange créature velue armée jusqu'aux dents... qui fonçait droit sur elle, l'arme au clair!
Paralysée de terreur devant cette vision de cauchemar, la gamine écarquillait les yeux, la bouche entrouverte en un cri silencieux... Que devait-elle faire, que devait-elle faire? Qui était-il, que lui voulait-il? La créature dévoilait ses dents d'un sourire sadique, lui lançant d'un geste souple sa hache...

*Qu'est-ce qu'il me veut, qu'est-ce qui se passe? Aidez-moi, aidez-moi! N'importe qui, aidez...*

La fille se sentit tout d'un coup comme projetée en arrière, où défilaient devant ses yeux éberlués des chiffres sans queue ni tête... Que se passait-il? Où étaient passés l'arbre et le gobelin?
Bientôt l'image lui revint, quelque peu déformée par une série de données diverse mais en gros elle était toujours la même, avec la hache qui s'approchait dangereusement...
En réalité le corps n'avait pas changé, sinon peut-être les yeux qui avaient pris une teinte d'un gris métallique, sans âme, qui fixait l'arme d'un regard froid.
Puis tout à coup, quand celle-ci était si proche que le Guerrier semblait condamné, il plongea son corps sur le côté d'un geste souple, laissant l'arme se planter dans l'arme d'un bruit sec comme un couperet.
Avec une aisance tout aussi naturelle, l'homme sauta à terre et s'y planta, posant d'un regard inquiétant sur les alentours.
L'un des compagnons Humains du Gobelin se jeta à son tour vers l'épéiste en un hurlement barbare, brandissant son gourdin dangereusement clouté. A nouveau le Paladin attendit le dernier instant avant de faire un pas de côté, tourner sur lui-même tout en dégainant et profiter de son élan pour lui faire un coup dans le dos du plat de l'épée, tel une ultime fessée qui coupa le souffle au bandit, avant de reprendre la pause pour attendre le nouvel inconscient.
Nemesis était passé en phase Modérateur...

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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Mer 14 Déc - 0:58

Valar était soulagé. Apparemment, Syndhï avait su esquiver les coups.

*J'aurais pas dû m'en faire pour lui. Après tout, il a bien l'air d'un grand guerrier, il devrait pouvoir s'en sortir!*

Malgré tout cela, il n'allait pas rester sur place sans bouger. Il restait quand même seul contre quatre, et s'il continuait à esquiver les coups, ils allaient le mettre en charpie.

*Mais pourquoi il ne les frappe qu'avec le plat de la lame? Il ne leur fera jamais de mal comme ça! Je vais être obligé d'y aller moi-même...*

Il changea sa position dans les ruines. Le coup de la pierre avait fonctionné: aucun d'entre eux ne savait qu'il était là. Il avait droit à un coup, pas plus, avant que la surprise ne soit plus efficace.

Il prit son souffle, puis il sauta vers l'avant et se mis à courir. Il était toujours sous l'effet de sa petite magie, et vu de l'extérieur, c'était comme voir une ombre s'allonger et se mettre à courir. Cela avait aussi l'avantage d'un peu étouffer les sons, aussi l'un des guerriers ne l'entendit pas venir vers lui.
Son adversaire se retourna vers lui, mais une fraction de seconde trop tard. Il arrivait, sa fine lame pointée en avant, visant la gorge. Pour se donner encore plus d'élan, Valar sauta au moment de donner le coup, en criant un "Han!" sous l'effort.

Le saut rendait l'attaque plus forte, mais moins précise, et le guerrier eut le temps de bouger avant que la lame ne l'atteigne. Au lieu de s'enfoncer dans son cou, elle se planta dans son épaule, et ressortit de l'autre côté.

*Merde!*
Le soldat tomba au sol, et Valar fit un mouvement pour dégager sa lame. Il se retourna instantanément vers le dernier des tueurs qui n'était pas en plein combat. Leurs regards se croisèrent, et l'autre se mit à sourir en dégainant son arme. Une sorte de gourdin de bois au bout duquel se trouvait une boule à piques en métal. *Une morgenstern*, corrigea machinalement son cerveau.

Valar se décida pour le combat direct. Il fit un pas en arrière, et usa de son autre pouvoir. Aussitôt, sa lame sembla se dédoubler, devenue légèrement transparente, et après seulement quelques instants, il semblait porter cinq lames différentes au bout de son bras. Seule une d'entre elles était vraie, mais l'ennemi ignorait laquelle. Là était toute l'astuce.

Valar se fendit, et tenta de porter un coup. Son adversaire leva son bouclier pour parer le coup, et bien que deux lames "fantômes" passèrent à travers sans l'endommager, la vraie lame s'enfonça dedans, sur l'un des bords. Valar changea sa position sur la lame, et la dégagea avec un puissant coup horizontal. Effrayé, l'ennemi recula, perturbé par ces cinq lames qui filaient devant lui; une fausse visa le ventre sans le toucher, une autre failit toucher la morgenstern, et la vrai lui fit une éraflure sur le ventre. Valar fit alors un bond en arrière, et se remit en garde. Mais sur le temps qu'avait duré cette esquive, l'ennemi avait frappé, et l'arme frappa durement son bras qui ne portait pas l'épée. L'os se brisa sur le coup.

Valar cria, et sauta encore en arrière pour se mettre hors de portée. Ses cinq lames pendaient au bout de son bras, défense dérisoire face à une autre arme bien plus réelle. Son bras le faisait terriblement souffrir.

*Putain de facteur douleur! Aaaaargh, j'ai mal... Merde, ce gars est un guerrier, ça se voit. Et au moins niveau deux ou trois. En combat singulier, je ne fais clairement pas le poids, d'autant que je n'ai pas de poison ou quoi que ce soit... Et l'autre ne va pas tarder à se relever, je n'ai pas pu le tuer avec ça, je n'ai même pas fait un coup critique!*

Comme pour onfirmer ses dires, il entendit, à deux pas de lui, le guerreir gémir et remuer dans la poussière. Il devait essayer de se relever, même s'il ne pouvait pas le voir.

*Deux contre un, ça craint... Et l'autre, qu'est-ce qu'il...*

Il jeta un oeil vers Syndhï. Son regard croisa les yeux de son compagnon d'infortune. Là, Valar compris que quelque chose de bizarre s'était passé. Ce n'était plus le même gars que tout à l'heure, celui au visage si juvénile qu'il en avait douté de lui-même. Le visage n'était pas tendu, mais étrangement froid, comme une personne qui ne serait pas concentrée sur ce qui l'entourait directement. Et ses yeux, froids et glacés comme des moceaux de métal...

*Ses yeux... Bon dieu, mais que...?*

Il n'eut pas le temps de penser plus amplement à cela. Le guerrier à la morgenstern fit un pas vers lui en faisant tournoyer son arme, l'air confiant. Et du côté de ses alliés, il pouvait voir le gobelin arracher son couperet de l'arbre et se jeter vesr le dos de Syndhï... qui ne se retourna même pas. De même, l'autre guerrier qu'il avait frappé semblait revenir à la charge. Et Syndhï ne bronchait pas, il regadait même vaguement dans le vide... Il allait se faire tuer!

Les mots sortirent de sa bouche sans qu'il les contrôle.
"Fais gaffe!"

Et il sauta de côté pour tenter d'esquiver le guerrier à la morgenstern qui le frappait. Il ne fut pas touché, mais sa lame (du moins, la vraie) prit le coup de plein fouet, et il faillit la lâcher. Il sauta encore en arrière, faisant une pirouette -le jeu lui laissait faire toutes ses acrobaties comme si de rein n'était!- et passant au-dessus du guerrier qu'il avait frappé à l'épaule... qui se relevait effectivement.

*Meeerde, ça ne se passe du tout comme prévu! Syndhï... à l'aide... Draupnir... Quelqu'un, n'importe qui, mais vite!*
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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Jeu 29 Déc - 0:04

Le corps restait imperturbable, immobile comme une statue en l'attente du prochain assaillant. Par un sens inexplicable sinon par les lois d'une série de code, il pu sentir l'un des hommes, écumant de rage face à l'humiliation qu'il avait portée à ses camarades, s'apprêter à foncer sur lui avec cette même bêtise qui avait caractérisé les autres.
Le Guerrier nota que les données bruitages de respiration étaient plus saccadées chez lu tant il était sur le point de s'enflammer, et le Paladin adapta imperceptiblement sa position pour mieux recevoir le candidat à la boucherie.
Mais une toute autre donnée vint perturber les intentions de l'opposant, un programme fantôme qui fonçait droit sur l'idiot. But: section d'un élément essenciel. Belle tentative, qui malheureusement ne paya pas, car un malus l'a dérivé vers un élément auxiliaire.
Intrigué par cet étrange allier, l'entité modératrice posa son regard métallique d'analyseur sur l'homme et lut les données entreposées.
Nom de code Valar. Humain, voilà qui ne disait rien. Voleur, une explication à son allure fantôme. Mauvais, information étrange ce n'est pas dans leur IA d'aider un Bon comme son hôte... Niveau 2, il n'était pas novice mais il avait encore du chemin à faire. Quelques données parasites circulaient autour de lui, indiquant clairement qu'il n'était pas né ici... Va savoir pourquoi, ces étrangers ramenaient toujours leurs parasites avec eux, même la créature qui lui servait d'hôte! Plus qu'elle qu'une autre, d'ailleurs...
Puis soudain, tandis qu'il tentait d'échapper à l'un des guerriers, l'oeil noir de l'homme croisa celui gris bleu de la machine, et l'entité modératrice vit un léger écarquillement dans les yeux du voleur... Bizarres ces étrangers, incapable de rester fixes ils ont sans cesse besoin de trahir leurs intentions par des mimiques visibles! Décidemment il ne les comprendra jamais...
Mais le voleur interrompit le contact visuel pour se concentrer sur le combat, ou plutôt la survie vu ses adversaires... D'un rapide balayage de cette portion de carte, il pu dénombrer deux Humains 2, un Gobelin 3 et un Humain 3, tous type Guerrier... Il faudrait un bon facteur chance pour qu'un bête Humain 2 Voleur survive à un tel assaut! Il avait si peu de niveau et tant de bonne volonté, peut-être avec un peu d'aide pourrait-il s'en sortir?
Mais il sentit soudain le Gobelin et un des Humain 2 foncer sur lui d'un côté et de l'autre, espérant le bloquer ainsi. Agacé par cette technique un peu trop classique il sauta au dernier moment, les laissant s'entrechoquer en un fracas de ferrailles.
Statut KO. Plus grand chose à craindre d'eux pour le moment. Restait un Humain 2 et le 3.
Le 2, sonné, commençait à se reprendre, et l'autre s'approchait insidieusement du voleur par l'arrière...
Exaspéré par cette technique de lâche contraire au type Guerrier, il se mit à foncer vers le Voleur en attitude martiale plutôt trompeuse. Mais, au dernier moment, il pivota sur le côté pour planter sa lame dans le fourré qui se mit à gémir. Relevant l'épée il dévoila un rude Guerrier embroché qui suffoquait avec difficulté.

"Niveau 3, tu devrais y survivre" expliqua-t-il d'une voix neutre. "Simple rétrogradation punitive. Pense à respecter les lois guerrières la prochaine fois."

L'homme eut quelques soubresauts qui ressemblaient à un morbide hochement de tête, puis le Paladin inclina son épée qui laissa glisser lentement le corps inerte en une marre de sang, avant qu'il ne s'évapore pour renaître ailleurs.
Satisfait de son coup, l'entité modératrice se retourna et se mit à passer son regard inquisiteur du Voleur au Guerrier 2 qui tout doucement se redressait. Ne restait plus qu'à attendre la suite, et voir ce qui était le mieux...

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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Mer 25 Jan - 13:07

En regardant Syndhï mettre proprement KO deux de ses opposants, Valar n'avait plus aucun doute sur ses capacités martiales.

*Quelle force, quelle agilité, quelle rapidité! Il a cracké le programme ou quoi? Même moi, avec mon ancien personnage, je n'aurais jamais su faire ça. Décidément, j'ai l'art de bien choisir mes alliés!*

Pourtant, il était gêné par ce qu'il avait vu. Syndhï, un gars bien, gentil, limite un peu simplet, qui brutalement devenait une sorte de machine à tuer incroyablement balaise... Un changment pareil dans la personnalité était totalement absurde et inexplicable. Valar ne savait plus vraiment quoi penser.

... Et justement, à froce de trop pense, on y perd l'attention qu'on devrait avoir en plein milieu d'un combat. Le guerrier à la morgenstern, qui était maintenant dans son dos, s'approcha à grande vitesse, prêt à le frapper durement. Valar ne s'en rendit pas compte, alors qu'il ne supporterait pas un coup supplémentaire de plein fouet.

Alors surgit Syndhï. Avant que Valar aie pu amorcer le moindre mouvement d'esquive, Syndhï avait foncé à ses côtés, l'arme au poing. *Quoi, il retournerait sa veste?* pensa-t-il. Il allait se faire frapper de plein fouet, et Syndhï avait bondi si vite qu'il n'aurait jamais pu esquiver un coup pareil...

Mais au dernier momen, il se détourna sur le côté, et frappa fortement un buisson juste derrière Valar. Le guerrier à la morgenstern qui allait les prenre à revers mourrut dans un râle.

"Niveau 3, tu devrais y survivre" expliqua Syndhï d'une voix neutre. "Simple rétrogradation punitive. Pense à respecter les lois guerrières la prochaine fois."

Valar n'en revenait pas.
*Comment a-t-il fait pour aller à cette vitesse? Et cette manière de parler... Non, Syndhï n'autait jamais parlé comme ça, il lui aurait plutôt dit d'aller manger des pommes. Qu'est-ce qui se passe avec lui?*

Syndhï se retourna, et regarda dans la direction que Valar ne couvrait plus. C'est vrai, le soldat blessé! Valar se retourna à son tour et se mit en position de combat.


Sa blessure le faisait encore fort souffrir, mais l'autre avait aussi une blessure dans l'épaule. Et d'après ce qu'il pouvait voir, ce guerrier avait une grosse hache... sans ses deux bras libres, il serait désavantagé pour la manier. Mais Valar, avec un bras en moins qui pendait le long de son corps, n'était pas mieux, il allait perdre en équilibre. Le combat allait être serré.

Ce fut le guerrier qui se jeta sur lui en premier, en saisisant sa hache à deux mains de manière maladroite. Valar fit un bond sur le côté, mais l'autre balaya l'espace devant lui, ne manquant le voleur que d'un pouce. Rebondissant littéralement sur le guerrier, Valar tenta de planter sa lame, mais elle fut déviée par une plaque d'armure. Il refit un pas en arrière, pendant que le guerrier reprenait sa hache et donnait un coup. Maladroit, déséquilibré par son épaule blessée, la hache frappa devant Valar, mais emporta sa lame dans le même temps. Désarmé, Valar recula encore.

*Ca craint, je n'ai plus d'arme. Et avec mon autre bras, zéro pour le battre. Reste une seule solution: le bluff.*

Le guerrier était dans les vapes quand Valar s'était battu contre son congénère, il ne savait donc pas que les lames fantômes qui apparaissaient au bout de son bras ne pouvaient lui faire aucun mal. Valar regarda donc son adversaire droit dans les yeux, et lança une sentence d'une vois sépulcrale malgré sa douleur.

"Admire ma puissance, et tremble!"

Dans le même temps, il activa son pouvoir et fit apparaître cinq nouvelles lames au bout de son bras. Il conserva un sourire carnassier, dans le but de lui faire grosse impression.
Et visiblement, cela avait marché. L'autre le regarda avec un air ahuri, et tenta de se metre en garde, chose ridicule quand on possède une hache comme seule défense.

Valar misait tout sur ce coup-là, il n'avait pas le droit à l'échec. Il se mit à courir vers le guerrier, les lames levées comme pour porter un coup. L'autre réagit en relevant le manche de sa hache pour parer. Alors, Valar perdit volontairement l'équilire et tomba en-dessous de la garde du guerrier. Il tendit sa main -sa vraie main- pour récupérer sa lame sur le sol. Mais, ce faisant, il s'appuya sans le vouloir sur son bras cassé, qui cèda et le fit tomber au sol avec un râe de douleur.

L'autre ne se le fit pas dire deux fois: il frappa de toute ses forces vers le bas avec sa hache. Valar se releva d'un bond, mais la hache lui fit une profonde entaille sur la longueur du dos. Avec un cri, il poussa sur ses jambes et percuta le ventre de son adversaire avec sa tête. Les deux tombèrent à la renverse, mais Valar se releva promptement et fit un léger bond vers l'arrière.

Les deux étaient amochés, endoloris, et aucun ne prenait l'avantage. Et Syndhï ne bronchait toujours pas. Valar se rappella alors une vieille phrase, entendue dans le monde réel...

*Le combat entre deux colombes est des plus triste. La nature ne les a pas doté des griffes ou de becs acérés pour leur permettre de donner la mort rapidement, car c'est ainsi qu'ils sont nommés oiseaux de la paix. Aussi, un combat entre ces deux oiseaux est à la fois très long et très douloureux.*

La mémoire vous joue de ses tours, parfois...

Il n'avait plus grande chance de gagner, mais s'il restait là, il mourrait à coup sûr. il pourrait demander de l'aide à Syndhï, mais il n'était pas sûr qu'il lui réponde. Alors, il fonça, une dernière fois, vers son adversaire à genoux après sa chute.
Les lames en avant, il plongea littéralement vesr l'autre, qui se relevait dans le même temps. Les cinq lames fantômes lui traversèrent le corps sans lui faire de dégats, ce qui toutefois déstabilisa le guerrier. Valar rata son coup avec sa vraie lame, et l'autre répondit en lui envoyant son poing dans le ventre. Le souffle coupé, Valar eut un dernier élan de force.

*Pas ici, pas maintenant!*

Il prit pauui d'un de ses jambes sur un des genous de son adversaire, et fit une pirouette qui le fit passer par-dessus l'épaule du guerrier. En retouchant le sol, dos à dos avec son adversaire, il poussa un cri de rage, et, changeant sa position sur la lame pour la tenir à l'envers, il l'enfonça brutalement dans le dos du guerrier, sans même regarder.

La lame l'avait touché dans le bas du dos, et était ressortie du côté de son ventre. Il s'écroula lentement, mort.
Valar, encore sous le coup de l'adrénaline, reprit profondément son souffle, puis tomba à genoux, lachant son arme qui tomba dans la poussière. Il avait mal partout, une douleur qui l'empêchait de penser à autre chose. Mais cela faisant, il entendit une petite voix dans sa tête lui dire:

*Bien joué.*

Comme ravigoré par cette phrase, il redressa la tête vers Syndhï, et lui lança un "Syndhï! Ca va?" pour masquer son propre désarroi.

*Aaaargh, j'ai maaaal, j'ai si mal...*
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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Dim 12 Fév - 21:53

L'homme aux yeux gris passait son regard du Voleur au Guerrier, ils étaient de mêmes niveaux, blessés à peu près au même degré et chacun avait un style de combat radicalement différent... Nul doute que ce serait un combat intéressant, tellement équilibré en fait qu'il pourrait bien se jouer sur le hasard des coups critiques...
Le Guerrier semblait beaucoup moins sonné que tout à l'heure, ou du moins les données parasites ont commencé à former des lignes cohérentes, le Voleur lui semblait subir l'effet contraire: les chiffres qui flottaient autour de lui semblaient s'affoler, tournant à une vitesse folle. Ces étrangers, leur logique lui échappera toujours... Elle est si nébuleuse qu'il est quasi impossible de la suivre!
Ce fut le Guerrier qui ouvrit les festivités, fonçant tête baissée sur le Voleur à l'esprit vif, qui tenta d'esquiver. Tentative de riposte: en plein sur l'armure. Climp, clamp, zou, bel effet de hache! Bien qu'il semblait contre toute vraisemblance involontaire, il avait désarmé son adversaire... Pauvre petit Voleur! Peut-être devait-il l'aider? Non toute façon il allait y survivre avec son lvl 2.
Comme un bon petit Voleur il reculait, lâchement... ou peut-être tout simplement prudemment? Ca n'avait aucune espèce d'importance...
Mais tout d'un coup il se rebiffe, et lance d'un air grave:

"Admire ma puissance, et tremble!"

Risible de vantardise, il faudrait vraiment avoir un IA de jeune vierge hystérique pour trembler devant un voleur désarmé... Mais il semblait que le filou avait plus d'un tour dans son sac, car bientôt il commença à multiplier ses armes inexistantes.
Quel buté, ça ne lui avait pas réussi il y a quelques minutes, et il faudrait vraiment une réussite critique en chance pour y arriver!
Eh bien il semble qu'il l'ait eu ce cocu, car le Guerrier sembla tout d'un coup paniqué face à cette tactique nouvelle, et tenta de se protéger... avec sa hache!
Quel idiot, une chose est sure, si un jour il atteint un certain niveau il ne vaudrait mieux pas qu'il soit Paladin... Il serait encore bien capable d'embrocher lui-même ceux qu'il devait sauver... et tout ça parce qu'un illusionniste est passé par là pour transformer les innocents en Gobelin! Vraiment lamentable...
N'empêche que la hache, piètre défense, pouvait faire beaucoup de dégâts sur un petit voleur comme lui, mais celui-ci contourna le problème -c'était le cas de le dire!- en simulant une chute pour glisser sous l'arme et récupérer sa lame... Dommage, appuis sur membre sensible, une série de malus en résulta. Au final il tomba vraiment à terre...
Profitant de la situation le Guerrier tenta de l'achever d'un bon coup mais le Voleur esquiva de peu le coup mortel, lui faisant un coup de boule dans le plexus. Bien joué! Les revoilà à égalité on dirait...
Désespéré le Voleur fonça tête baissée sur son adversaire. Jeu de lame, c'est bête on dirait que seules les illusions le touchent. On dirait que la chance à tourner, le Guerrier lui envoya un gros coup qui le mit à genoux.
Autant dire qu'il était mort...
Mais on dirait qu'il n'avait pas joué ses dernières cartes, puisant dans ses dernières ressources il y trouva la force de faire une petite acrobatie qui l'amène juste dans le dos de son adversaire. Un coup, un seul et ce fut fini...
Le brigand s'effondra, inerte, et ne tarda pas à disparaître pour renaître ailleurs. C'était un beau combat, très beau... Mais il semble avoir laissé le Voleur totalement épuisé; et ça se comprend ce n'est pas tous les jours qu'un Voleur tient le coup en combat singulier face à un Guerrier de même niveau!
Péniblement il relève la tête et posa son regard sur lui.

"Syndhï! Ca va?" lui lança-t-il.

L'oeil gris du modérateur analysa soigneusement les données qui s’échappaient de l'homme, sans vraiment les comprendre... Il fit une recherche dans sa propre bande de données, sans plus de succès.

"Qui est Syndhï?" lui demanda-t-il, quand soudain il eut comme une démangeaison.

*Que se passe-t-il, que se passe-t-il? Où suis-je, qu'est-ce qui se passe? Répondez-moi s'il vous plait, n'importe qui!*

"Ah oui," murmura-t-il d'une voix glaciale. "Ca... Je dois lui céder la place."

Et le Guerrier ferma alors ses yeux de métal, qui se rouvrirent marron, laissant place à la petite Cindy...
Elle se mit d'abord à cligner des yeux puis se secoua énergiquement la tête, elle avait l'impression d'avoir été plongée dans le noir... Elle ne se serait quand même pas endormie? Note que ce serait pas mal, ça voudrait dire que le gros machin en fourrure n'aurait été qu'un rêve...
Mais alors que le brouillard de données s'évanouissait petit à petit, elle pu enfin s'apercevoir qu'elle se trouvait dans la clairière, en face d'un Val à terre, gravement blessé, avec un peu plus loin le corps du monstre.
... Que s'était-il donc passé?
Mais l'image n'était pas nette, encombrée par des espèces de mouches immondes qui tremblotaient inlassablement, et changeait parfois de position comme pour lui taper encore plus sur les nerfs.
Elle se mit à battre des bras pour les chasser mais elles ne semblaient pas vouloir interrompre leur éternel balais, ces sales bêtes. Bien des insectes ça...

"Allez-vous en!" se plaignit-elle en battant sa main devant ses yeux pour chasser les parasites. "Allez quoi... Allez embêter quelqu'un d'autre, moi je suis pas du tout du tout d'humeur à rire!"

Mais les bêtes semblaient muettes à ses supplications, et continuaient à grésiller, se mouvoir lentement, inlassablement... Soudain la gamine s'arrêta dans son geste, plusieurs taches s'étaient arrêtées au-dessus de Val, formant une image...
V.
Oui, V, deux lignes qui descendaient pour se couper. V, qu'on doit prononcer "vé".
Puis une autre se définissait petit à petit à côté, et d'autres commençaient encore derrière, et en dessous, formant comme une écriture dans l'air, au-dessus de la tête de l'homme en noir.
Plissant les yeux en s'approchant quelque peu, la fillette tenta de déchiffrer ce message dans l'air:

"V... v... vv... Va-al, Val-l-laaar. Valar. L... Lvvvl? Enfin on va dire el-vé-el... 2? V... Vole... Vole-ure... Voleur! Ma-uuuu Non, Mau! Mauv... Mauva... Mauvaisss... Mauvais! Valar Elvéël 2 Voleur Mauvais!"

L'enfant fronça les sourcils, que faisait une inscription pareille sur la tête de l'homme en noir? Et que voulait dire Valar? Et Elvéël? Et pourquoi 2 Voleur Mauvais? On dit mauvais voleur normalement, et puis il doit y avoir un "s" à Voleur s'il y en avait deux!
Enfin bon c'est que des mouches, elles ne doivent pas êtres fortes en orthographe de toute façon...

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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Jeu 23 Mar - 21:43

Sur le coup du choc et de l'adrénaline qui retombait, Valar était dans un état second. Il avait des taches rouges qui lui passaient devant les yeux, une envie de vomir, il ne sentait déjà plus son bras. C'était donc ça, la douleur?

*Connerie de programme... Ah merde... C'était... moins... douloureux quand on était... dehors. Je comprends pourquoi... mes cascadeurs avaient... des primes pareilles...*

C'est dans cet état second qu'il entendit Syndhï lui répondre d'une voix lugubre:

"Qui est Syndhï?"

Sur le coup, il n'avait absolument pas réagi, il était trop occupé à sentir la douleur l'envahir. Il allait tomber dans les pommes. Il trébucha, et s'appuya sur son bras encore valide. Il toussait violemment, de la salive mêlée à du sang.

*Quelle merde... Je dois plus avoir beaucoup de HP... Et j'ai pas de quoi me soigner.*
Une peur l'envahit soudain. *Je vais pas crever maintenant, quand même? J'ai encore rien eu le temps de faire. Et en plus, je sais pas ce qu'il arrive, si je retournerais dans mon corps ou pas...*

Quand il eut la tête à autre chose que sa souffrance, il entendit Syndhï délirer, ânonner à la suite des mots qu'il ne croyait pas comprendre.


"... on va dire el-vé-el... 2? V... Vole... Vole-ure... Voleur! Ma-uuuu Non, Mau! Mauv... Mauva... Mauvaisss... Mauvais! Valar Elvéël 2 Voleur Mauvais!"

Il n'en croyait pas ses oreilles. Il disait n'importe quoi... Non, pas n'importe quoi. Des informations de jeu. De son personnage. Chose cachée par-dessus tout dans Trepalovia, où les données étaient seules connues de l'ordinateur central. Et il déballait ça en regardant dans le vide, avec l'air de ne rien comprendre.
Mais il savait qu'il était level 2. Et qu'il était mauvais. Ca tournait mal, il allait devoir le tuer...

*Tuer? Couillon va! Tu ne tiens même plus debout et tu veux abattre ce gars qui lacère les gobelins à la chaîne? Rêve pas!*


Mordant sur sa chique, il se leva et fit quelques pas vers son compagnon d'infortune. Quand il fut à sa hauteur, il lui posa la main sur l'épaule. Et commença à le secouer violemment.

"Qu'est-ce qui se passe, Syndhï? Qu'est-ce que tu fais ?! Pourquoi tu parles comme ça ?!? Réponds! D'où tu sors tout ça, d'où tu sors tout ça !?!"

Il allait finir par le déboiter de partout, à le secouer dans tous les sens!

"Tu n'as pas le droit de savoir ça! C'est interdit! Alors tais-toi! TAIS-TOI !!!"

Il relâcha son étreinte. Il en put faire qu'un pas avant de tomber le dos contre l'arbre aux pommes qu'il avait connu au début de l'histoire. Il ne savait même plus tenir debout correctement.
Pommes... Son esprit fit tilt! On peut regagner des HP en mangeant dans la nourriture, dans ce jeu!

Il sortit fébilement une des pommes qu'il avait mis dans sa poche. Il croqua dedans avidement. C'était toujours aussi frais, aussi nourrissant; il allait déjà mieux rien qu'avec ça. Il faudrait sans doute attendre pour les effets secondaires.

*Et avec tout ça, les corps ont disparu. Pas moyen de looter. Merde, j'aurais bien eu besoin d'un peu de fric ou d'une potion de soins! La prochaine fois, ça sera les poches des autres avant la santé de Syndhï*

Pris de remords, il tenta toutefois de ne pas finir en mauvais terme avec un allié si terrible...ment renseigné.

"Scuse-moi Syndhï, je voulais pas te faire de mal. Je sais pas ce que tu as eu, si tu étais possédé ou quoi, mais t'étais plus le même. Alors, je veux juste te demander: ne répète pas ce que tu viens de dire. A personne. Jamais, et à personne. D'accord? Et comme ça, on reste en bons termes."

Il espérait qu'il comprendarait. S'agissait pas de se faire un ennemi de plus dans ce jeu où le moindre brin d'herbe peut vous nuire.

*Va falloir penser à se séparer de ce gars, il devient un aimant à emmerdes...*
Il croqua à nouveau dans sa pomme.
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MessageSujet: Re: A l'aube, un papillon...   Mer 9 Aoû - 13:24

La situation allait de mal en pis, toutes ces mouches ça lui donnait vraiment la migraine, en plus elles commençaient maintenant à bourdonner... Quelle misère! Pourquoi elles pouvaient pas embêter quelqu'un d'autre, hein? Pourquoi toujours sur la petite Cindy? Elle leur avait rien fait à elles!
Et toujours ce bourdonnement, et ces petits points noirs qui se mouvaient inlassablement, et ce trou dans sa mémoire, des images vagues qui lui revenait avant de s'embrumer tout aussi vite, grésillements inexplicables auxquels venait se mêler cet autre réalité, l'homme en noir, l'homme en noir...
Ses yeux n’exprimaient rien d'autre qu'une incrédulité sans limite, et de la colère aussi, tandis qu'il se précipitait vers elle en hurlant des paroles qu’elle ne comprit même pas, une série d’appels insensés qui ne concordaient pas avec le mouvement de ses lèvres, comme si on avait coupé le son de la télévision pour mettre la radio.
Alerte ! Alerte ! Alerte ! grésillait une voix métallique. Alerte ! Alerte générale, secteur H 514 en flamme ! Alerte, alerte sabotage ! Sabotage ! Sabotage par-ci, sabotage par-là… Sabotage partout ! Alerte, alerte générale !
Troll fous en F 620, enfants anormaux V 91, 65.287.542, source IP repéré. Siège. Attaque Siège, sabotage Maison Mère !
Alerte ! Alerte !

Il y avait des chiffres, des lettres, des noms qui ne lui disaient rien…
Aldanor ? O 56. RAS. Ess’kaëde ? F 82. RAS. K’thor ? H 608. Incendie repéré. Intervention d’ici peu.
Un défilé à toute vitesse, qui lui donnait l’impression aux lèvres de Val d’être lentes, très lentes, trop…
Nemesis ?
Encore ce nom ?
Nemesis ?
Qui était-il donc, ce gars-là ?
Nemesis, problème ?
Qu’est-ce qu’elle en savait, elle ? Si “Nemesis” avait un ennui qu’il se manifeste ! Puis elle aurait quelques questions à lui poser…
Nemesis, au rapport !
Cindy se sentit comme retirée en arrière, mais elle ne se laissa pas faire. Elle voulait rester, ne fut-ce que pour entendre ce fameux “Nemesis” ! Alors il se montre, oui ou non ?
Nemesis ?
La voix froide se faisait inquiète, comme si elle craignait le pire pour lui… On aurait dit la centrale téléphonique d’un film d’action, avec l’un des agents qui ne répondait plus. Mort, ou capturé par l’ennemi ?
Mais soudain ses lèvres se mirent toute seules en mouvement :

“G 473. Hôte rebel.”

La voix résonna un instant dans sa tête, puis quelqu’un lui répondit : Nao aussi. Gerland, Saaron, Nirli pareil. Pas priorité : priorité piratage.
Nemesis G 473 : plus proche. Espion Siège T 10. Mort, mais lien encore existant. Mission : couper.
Nemesis ?
Nemesis OK ?


“Nemesis OK” firent les lèvres.

Et le contact se dissipa, tout comme les mouches qui semblaient s’être volatilisées pour laisser place à un univers cohérent, sans bizarreries ni effets spéciaux. Juste l’homme en noir devant elle.
Gênée par cette proximité, Cindy se défit de l’étreinte de son nouveau compagnon de route, pour le regarder droit dans les yeux. Il semblait troublé, autant qu’elle au moins… On aurait dit des personnages de film qui viennent de faire un cauchemar en commun.
Voulant détendre l’atmosphère, la fille se crispa en un sourire gêné, mais quand elle voulut ouvrir la bouche pour demander ce qui s’était passé au juste quelque chose l’arrêta.
Ce n’est pas une priorité. La priorité c’est l’Espion T 10.
Et quoi ? D’abord elle sait même pas qui c’est, en plus c’est Nemesis que ça concerne !
Pourtant un chemin se dessinait dans son esprit, à travers les bois jusqu’à un lieu de culte, et elle eut comme une irrésistible envie de suivre cet itinéraire… Peut-être y rencontrerait-elle le Nemesis ?

“Pardon, se contenta-t-elle de marmonner, mais je dois partir, Val ! Bonne chance, hein !”

A ces mots, un léger halo laiteux apparut autour de l’homme… Mais elle n’eut pas le temps de l’examiner plus longtemps, tant l’autre la pressait ; bénédiction accidentelle, idiote, disait-il, maintenant il lui fallait se bouger.
C’est sans autres mots qu’elle s’engouffra dans la végétation, se démenant pour suivre l’itinéraire du Nemesis…

[Voilà, pas terrible terrible mais comme ça t’es (enfin) libre ^^ en plus tu vas être chanceux 24h durant, veinard Razz (fallait au moins ça pour me faire pardonner -____-)]

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