Trepalovia

La vie n'est qu'un jeu... Mais quand celui-ci se transforme en cauchemar, les esprits s'éveillent
 
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 [Métier] Militaire : Instruire et gérer un groupe de bleus

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Zworg
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MessageSujet: [Métier] Militaire : Instruire et gérer un groupe de bleus   Lun 14 Nov - 18:17

Ce jour là, Zworg allait entraîner ses recrues en situation réelle. La veille, le Capitaine était venu lui assigner une mission pour son groupe.

« Allez les bleus ! Aujourd’hui nous allons en mission ! Il y a eu des victimes dans un village, on ne sait pas si elles sont mortes ou simplement disparues alors nous allons enquêter. Des questions ? »
La recrue Sylvain réagit :

« Oui Sergent ! Est-ce qu’on a une idée de coupable ? »

« Non, les victimes ont disparu, donc on ne sait pas. Ca peut aussi bien être des monstres qu’un criminel, c’est pour ça qu’on va enquêter. D’autres questions ? »


Toujours le même joyeux luron :

« Oui Sergent ! Euh… est-ce que je peux emmener pyro, euh… mon morph ? »

« Je vous ait dit qu’on avait pas besoin d’une mascotte. Mais après tout faites ce que vous voulez, c’est vous le responsable de cette créature. En ce qui me concerne je vais emmener mon chien, donc je fais une exception pour l’instant. »

« Merci Sergent. »

« Sergent ? Quel équipement doit-on emporter ?

« Ah, oui ! Bonne question Elémir. Vous prenez ce que vous voulez, au moins deux armes dont une de base, que vous soyez sûr de pouvoir vous défendre correctement en cas de problème. Il faut toujours prévoir d’avoir à se battre. S’il s’agit de monstres ça pourrait être dangereux. D’autres questions ? »

« Ouai, Sergent ! Pourquoi qu’c’est nous qu’on doit aller enquêter ? »

« Pierre, si ça te plait pas d’obéir aux ordres, t’as rien à faire dans l’armée. Et puis on parle correctement à son supérieur ! »

« Désolé Sergent, c’est pas c’que j’voulais dire. C’est, pourquoi on demande aux recrues d’enquêter et pas à des gars qu’on l’habitude ? On y connaît rien nous. »

« Heureux de voir qu’on est conscient d’être un novice. Je répondrais deux choses : premièrement c’est un ordre, et deuxièmement, il faut bien apprendre son métier. D’autres questions ? Non ? Alors préparez vos affaires et n’oubliez pas le nécessaire. La nourriture nous sera fournie par les villageois, tâchez d’apprécier le geste surtout qu’elle sera sûrement meilleure que ce qu’on nous sert ici à la caserne. Rompez ! »


Les recrues se préparèrent donc pour le départ tandis que Zworg ramena Krog : son « chien » du démon. Il était fidèle à son maître et savait être docile s’il avait des raisons de l’être.

« Mais qu’est-ce que ! C’est ça votre « chien » Sergent ? » S’insurgea Etoile, le fils cadet de bourgeois, toujours plein de manières.

« Cool ! » S’exclama Ysdor, l’éternel enthousiaste.

« Euh Sergent, y a pas de risque pour pyro ? J’veux dire… Il va pas me le manger ? Euh… parce que sinon je le laisse ici sergent… » S’inquiéta Sylvain.

« Faites pas vos chochottes, vous n’aviez jamais vu de chien avant ? Qu’est-ce que ça va être quand vous verrez un monstre ? Lui c’est Krog et il est gentil comme tout, hein Krog ? »

L’animal, grogneur face à cet attroupement apeuré, se détendit soudain et rechercha la caresse de Zworg lorsque celui-ci lui posa sa main sur la tête.

« Bon, vous êtes prêts ? Alors on y va, et au pas de course ! C’est pas parce qu’on part en mission qu’on ne doit pas entrainer son endurance ! Et puis comme ça, on arrivera plus vite ! »

Le râlement n’y changea rien, la petite troupe partit de la caserne en foulées régulières jusqu’à sortir de la ville et se diriger vers leur destination une bonne dizaine de kilomètres plus loin au moins. Manorin était parvenu à suivre le rythme mais ils arrivèrent tous épuisés voire essoufflés.

« C’est pas encore ça les gars ! Va falloir se motiver d’avantage ! Pour le moment reposez-vous là, je vais m’informer auprès des villageois. Krog : reste là et monte la garde. »

Le molosse se coucha tendis que les villageois, apercevant la troupe, s’interrogèrent. Certains vinrent à la rencontre de Zworg.

« Un Orque ? »

« Ouai, j’suis un Orque, et je suis le Sergent-instructeur Zworg, délégué pour enquêter sur les disparitions, c’est bien dans ce village ? »

« Oui, c’est bien ici. Quatre personnes ont disparues. »

« Vous avez d’autres détails ? »

« Euh… pas vraiment, elles sont allées dans la forêt et n’en sont jamais revenues. Pourtant, tout le monde ici connaît bien la forêt et ses dangers. On n’y va jamais seul, toujours à deux à cause des appâteurs forestiers.

« Donc deux groupes de deux ? »

« Oui, un couple parti ramasser des plantes nocturnes, et l’autre fois deux chasseurs. C’est pour ça qu’on ne pense pas à un criminel mais plutôt à un monstre. »

« Ils sont partis quand et dans quelle zone ? Vous pouvez me dessiner un plan de la forêt ? »

« Euh… vaguement. Ils sont parti vers le sud, y a une rivière par là. On est allé à leur recherche, on a pu retrouver des traces de leur passage mais les traces s’arrêtent à un endroit et on n’a pas de bon pisteur dans notre village. »

« Des plantes nocturnes ? »

« Oui, des fleurs qui ne s’ouvrent que la nuit très utilisées pour faire des potions de soins mais il faut les utiliser fraiches car elles fanent en une heure c’est pourquoi on est obligé de les récolter la nuit. »

« C’est pas dangereux de faire ça ? »

« Si bien sûr, mais elles poussent près des cours d’eau et justement la rivière est proche du village, nous y allons tous les jours chercher de l’eau, nous connaissons bien l’endroit. »

« Si vous ne craigniez rien le jour, c’est sûrement une créature nocturne… »

« On y a pensé aussi, c’est justement pour ça que les chasseurs y sont allés, pour la traquer et tenter de retrouver le couple disparu mais au lieu de ça ils ne sont pas revenu non plus. »

« Vous n’avez pas trouvé de sang dans les environs ? »

« Pas le moindre, c’est bien ça le plus étrange. »

« Je vois… Ohé les bleus ! Par ici, on a du nouveau ! »


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MessageSujet: Re: [Métier] Militaire : Instruire et gérer un groupe de bleus   Mar 15 Nov - 18:12

« Tu as senti quelque chose Krog ? »

La petite troupe ratissait la zone prétendue de la disparition à la recherche d’indices. Il y avait de nombreuses traces, indiquant un passage fréquent mais rien qui n’en indique d’avantage, à part des fleurs nocturnes piétinées que le molosse était en train de renifler avant de se mettre à éternuer et de regarder son maître dans un gémissement avec un regard désolé...

« Sergent, j’ai trouvé quelque chose ici ! »

C’était Serdo. Le jeune homme avait trouvé un petit morceau de tissu déchiré dans un buisson épineux près d’un arbre. Zworg s’approcha et étudia l’endroit. Quelqu’un avait dû se tenir là. Soit il s’agissait d’un agresseur qui attendait ses victimes, soit d’une victime qui aurait tenté de se cacher. Le molosse renifla l’indice puis chercha une piste. Il se dirigea vers la rivière. La piste s’arrêtait là. Il y avait d’ailleurs des traces restantes à cet endroit.

« Les gars va falloir aller voir de l’autre côté ! »

« Euh… Sergent, il n’y a pas d’endroit pour traverser… »

« Et alors quoi ? C’est pas profond ! Vous voulez quoi ? Un pont peut-être ? Si vous ne pouvez pas sauter de l’autre côté, trempez-vous donc un peu les pieds, ça les lavera ! »

« Oui Sergent ! »


Sur l’ordre de Zworg, Krog prit son élan et sauta par-dessus le court d’eau, il y avait un peu plus de trois mètre à vu d’oeil. Zworg fit de même, un peu d’élan et une bonne impulsion, le voilà de l’autre côté à attendre ses recrues. Chacun prit le temps d’enlever ses chausses et de remonter son pantalon, sauter sur au moins trois mètres leur était impossible. L’eau arrivait tout de même à auteur du genou au milieu du cours d’eau. Soudain, un cri aigu retentit suivi de bruits d’éclaboussures puis de rires. Manorin venait de « trébucher » et de se tremper presque complètement en voulant se rattraper maladroitement. C’était un des cinq qui avait fait le coup : Pierre, Elemir, Antoine, Ysdor ou Etoile, toujours prêts à lui jouer un tour.

« Ha ha ha ! Il crie comme une donzelle ! »

« C’est l’heure du bain Manorin ? »

« Qui m’a poussé ?! »

« Mais personne t’a poussé, t’es tombé tout seul ! »

« J’avais bien dit que c’était glissant… »


Farmin, silencieux comme à son habitude, lui tendit la main pour l’aider à se relever. Zworg s’exaspéra :

« Oh ! Les morveux ! On est pas là pour s’amuser alors maniez vous de me rejoindre ou vous aurez droit à des exercices supplémentaires ce soir ! »

L’eau des ruisseaux est toujours fraiche. Manorin, à moitié trempé et une partie de ses affaire également, se dépêcha de rejoindre l’autre rive. Zworg sortit sa couverture de son sac et lui prêta. Monorin l’en remercia, la sienne ayant protégé les affaires dans son sac en absorbant le principal. Heureusement toutefois que la couverture du Sergent était neuve, car s’imprégner de l’odeur de l’orque aurait été plutôt désagréable…

« Continuez d’avancer sur le sentier vous autres ! Krog, reste là et surveille. »

Ainsi Zworg laissa Manorin en arrière, sous la protection de son chien du démon, ce qui lui offrit l’intimité nécessaire pour s’essuyer avant de les rejoindre. L’avantage d’être un Orque en plus d’être d’un instructeur, c’est qu’on n’a pas besoin de se justifier quand on parle ou qu’on agit. Gregory aimait cet état d’esprit : on est intelligent et on comprend les subtilités, ou bien on les connaît à l’avance, sinon tant pis, si on n’a pas besoin de les connaître, on ne va pas faire exprès de laisser supposer. Car, oui, Zworg, c’est à dire Grégory, connaissait le secret de Manorin, ce qui n’était pas le cas de ses petits camarades.

« Sergent ! Je crois qu’on a retrouvé une piste par ici ! Regardez ce tronc d’arbre ! »

Zworg s’approcha, regarda, puis donna une tape sur la tête d’Elemir.

« Idiot, ces morceaux d’écorce déchirés sont l’œuvre d’un animal, il devait y avoir un ver en dessous, regarde le creux dans le bois. Qui irait sciemment faire de telles marques dans un arbre à auteur de genou ? »

« Désolé sergent… »


Soudain, Sylvain s’écria :

« Aaaaaah au secours ! Aidez-moi ! »

Il s’était laissé prendre dans le piège d’un apâteur forestier et était stupidement en train de se débattre, se collant d’avantage à la toile. Le morph tentait de brûler les fils en crachant de ridicules flammèches. Zworg arriva à sa hauteur et lança sa lance directement sur la bestiole perchée sur sa branche en train de regarder sa victime paniquer, prête à agir.

« Bouge pas ! »

Zworg ramassa la carcasse de l’animal et lui ouvrit les entrailles pour utiliser le suc gastrique afin de dissoudre la toile.

« Qu’est-ce que tu foutais là à attendre Ysdor ? »

« Désolé sergent, je savais pas quoi faire ! »

« Et bien, on pourra dire que se sera une sortie pédagogique ! Retenez-bien ce que j’ai fait pour le sauver, ça vous sera surement utile un jour prochain ! »

« Oui Sergent ! »


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MessageSujet: Re: [Métier] Militaire : Instruire et gérer un groupe de bleus   Jeu 26 Juil - 21:56

Le groupe fouilla la zone de fond en comble mais me trouva aucune piste en dehors de celle d’animaux. D’ailleurs, Ysnor avait retrouvé celui qui causait des marques profonde dans l’écorce des arbres et il eut la mauvaise idée de le déranger par ses exclamations et ses moqueries. Le lapin garou, gêné en plein affairage, tourna vers lui un oeil dans lequel luisait une lueur meurtrière. Sans prévenir, la bête lui sauta dessus. Grace a de bon reflexes, Ysnor tomba parvint de justesse a maintenir attraper l’animal et lui maintenir la tête hors de portée de son cou après être tombé à la renverse. L’animal s’échappa de sa prise et s’apprêtait a repartir a l’assaut lorsque les autres débarquèrent a la rescousse d’Ysnor. Le lapin-garou se ravisa, frustre, et bondit dans les fourrés avant que Zworg ne lui flanque un bon coup de pied.

“Fichtre ! Elle m’a fichu une de ces frayeur cette bestiole ! Je pensais pas qu’elle allait m’attaquer comme ça ! Et pis quoi encore, c’est qu’un lapin non ?”

“Deuxième leçon du jour : ne jamais se fier aux apparences !”

Mais s’il n’y avait eu que ça… Pierre soudain qui s’ecrie :

“Qu’est-ce que… ? C’est quoi cette odeur ? J’ai marche dans…? C’est quoi ce truc dégueu ?

“C’est de la M de sanglier, leur odeur imprègne tout le coin, on cherche pas au bon endroit les bleus.”

“Mais c’est dégueu, comment je me débarrasse de ce truc sergent, j’en ai plein la chausse ?!”

“Débrouilles-toi tout seul Pierre, je suis pas ta mere.”

“… Manorin, file moi une de tes chausses !”

“Vas te faire voir, en plus les miennes sont trempées par la faute de certains je te ferais remarquer !”

“Zut… oh les gars, personne d’autre pour me dépanner ? Etoile ? Sylvain ? Elemir ?”

“Et puis quoi encore?”

“J’suis pas ta bonne mec !”

“Même pas en rêve.”

“Silence les bleus !... J’allais oublier de vous dire : regardez toujours ou vous mettez les pieds, en particulier dans un environnement inconnu.”

“Elle est bien bonne celle-là sergent !”
“La ferme Pierre ! Bon ça suffit, on rentre au village, on trouvera rien de plus va falloir revenir cette nuit.”

“Hein quoi ?!”

“Pas de commentaires ! On va penser a un plan pour surprendre le coupable.”

“Vous pensez que c’est une personne Sergent ?”

“J’en sait rien encore, j’ai juste l’impression qu’il y a de la magie dans cette histoire et il y a peu de monstres suffisamment intelligents pour ne pas laisser de traces derriere eux.”


Ainsi le groupe revint au village, Pierre profitant de la rivière pour nettoyer sa chausse sous la surveillance de Krog tandis que les autres partaient devant. (étant à la traine il serait de corvée pour une fois).

Moitié prix sur les chambres et les repas pour la troupe, c’était le minimum pour que l’auberge du village puisse se rentabiliser. Pas sûr que ce soit l’unique raison… Rien que le fait que Zworg était un Orc faisait que tous les marchands tentaient de l’escroquer. Il est sûr que de bon usage, l’auberge aurait du fournir gratuitement les chambre étant donne que leurs hôtes était en mission pour eux. Depuis quand le client fait-il payer son employé ?
En attendant le soir, la troupe du s’entrainer dehors dans la rue sous le regard dubitatif des passants. Au menu, course d’endurance autour du village et maniement d’armes, comme d’habitude. Ils prirent leur repas du soir avant de se préparer pour retourner dans la foret.

“Bon écoutez-moi les bleus, voilà mon idée : Deux d’entre nous vont se déguiser en villageoise et faire semblant de cueillir des fleurs de nuit tandis que les autres seront cachés tout autour près a bondir sur mon ordre. Des questions ?”

“Oui sergent, qu’est-ce que vous vouliez dire par “villageoise”? Et qui va se déguiser ?”

“Elemir, puisque tu te proposes, tu le feras, tu mettras une de ces robes.”

“Ah non, c’est ridicule !”

“Tu as les cheveux long et des traits fins, tu seras parfait. L’autre sera Manorin?”

“Eh Sergent, pourquoi moi ? Farmin aussi a des cheveux longs.”

“Mêmes raisons. Firmin a pas la tête qui faut. Sylvain ?”

“Oui ?”

“Tu mettras ton morphe dans une lampe, il fera office de sinon il va nous gêner.”

“Mais…”

“Pas de mais sinon ta bestiole reste là.

“D’accord sergent.”

“C’est tout ? Pas de questions sur le plan ? Antoine ? Tu tires la tronche.”

“Comme d’hab !”

“La ferme Ysdor ! Vas-y raconte.”

“Non, c’est juste… Pourquoi des villageoises Sergent ?”

“Ah ! Petit malin ! C’est la tout le plan ! Avec des robes pour cacher les armes en dessous, elles… je veux dires, ils auront l’air completement sans defence, un appat parfait !”

“Je vois…”

“Bon trêves de discussions, vous deux : changez-vous puis rejoignez-nous a l’oree du bois, les autres : venez, faut qu’on se prépare des camouflages.”


Quelques dizaines de minutes plus tard…

“Ah les voilà enfin, faites-moi voir ?

Elemir prit une voix haute et fit un tour sur lui meme pour faire tournoyer sa robe.

“Comment vous me trouvez sergent ?”

Les autres ricanèrent et se moquèrent, Sylvain siffla.

“Ouai, ça va très bien, mais rajuste bien le gilet par-dessus sinon on va voir tes brassards en dessous… d’ailleurs pourquoi tu les as pas enlevés ?... Bof peu importe, de nuit ca se verra pas. Et toi Manorin?”

“Sergent, j’ai honte…”

“Pourquoi donc ? Ça te va très bien. Détaches tes cheveux et ce sera parfait.”

“Ouai ça te va super bien, Manorin, on dirait une vraie gonzesse !”

“Manorine !”

“Non, Manorie !”

“Marie ! Ouuuh !”

“Sergent…”

“Exécution !”


Manorin déploya une longue et soyeuse chevelure sous les sifflements des crétins du groupe.

“Sérieusement ta mère aurait dû te couper les cheveux mec !”

“Ta raison Ysdor, va falloir qu’on lui arrange ca un de ces 4 !”

“Arrêtez vos conneries les bleues ! Si vous touchez a ses cheveux sans sa permission, je vous rase tous le cailloux, coupe règlementaire, c’est ca que vous voulez ?”

“Euh… Non sergent.”

“Bon alors la ferme et on y va…. Au fait Serdo, je t’ai pas entendu de la journée, ça va ?”

“Ouai, pas de soucis Sergent.”

“Alors c’est bon.”


Ainsi le groupe partit se mettre en place près de la rivière. Il leur fallait attendre le bon moment que les fleurs s’ouvrent opur se mettre sur leurs garde. En attendant, Elemir joua de ses talents d’acteurs pour feinter une discussion entre filles mais Manorin ne lui donna que le minimum de repartie, en chuchotant.

“Allons ma chère, vous ne voulez pas me parler de votre enfance ? Qu’y a-t-il ? Quelque chose de terrible vous serait-il arrive que vous ne voudriez pas vous rappeler ? Oh non !! Peut-être est-ce si terrible que vous ne pouvez même pas m’en parler ? Ma pauvre fille ! Allons, vous pleurez ? Ai-je dis quelque chose de déplacé ?”

“Mais qu’est-ce que tu racontes crétin ? Boucle-la un peu, tu vas tout faire foirer ! Contente-toi de ramasser des fleurs !”

“Il en fait un peu trop Sergent non ?”

“Moi je le trouve vachement doué, il devrait se donner en spectacle.”

“Au fait il est ou Krog, vous l’avez laisse au village ?”
“Silence, quelque chose approche, Je peux le sentir…”[/b]

En effet une ombre parmi les ombres surgit de nulle part et s’approcha des deux “jeunes femmes”. A la lueur de morfy, c’était une femme. Elemir continua son jeu d’acteur tandis que Manorin se tenait prêt a sortir une arme de sous sa robe.

“Oh ! Vous m’avez fait peur très chère, d’où sortez-vous comme ça seule dans la nuit ? Approchez un peu que je vois votre visage !”

Mais une autre ombre surgissait déjà derrière Mamorin. Zworg réagit immédiatement et se releva brusquement pour balancer sa lance dans la main tendue de la deuxième ombre. L’impact dévia l’élan de la forme qui fut projetée a terre sans même hurler de douleur. L’assaut était donne, il était certain que ces “femmes” sorties de nulle part étaient tout sauf de simples femmes inoffensives. Manorin réagit promptement en tailladant d’un coup de poignard la main tendue qu’Elemir s’apprêtait a prendre. Deux autres ombres se matérialisèrent de nulle part. Des hommes cette fois. Zworg en empêcha une de se jeter sur Elemir tandis que l’autre se précipitait sur Manorin qui reculait en se défendant a coup de lame face a la femme blessée qui tentait de le saisir sans se préoccuper de ses coupures.

“On dirait des mort-vivants, en tout cas leur esprit est controle par une force exterieure ! Ne les laissez pas vous saisir, ils ont des amulettes de teleportation, il vont vous transporter a leur maitre !… Oh, attendez, c’est une idée ca ! Essayez de les assomer pour les maitriser ! Krog ! Assomme !”

Une lumière se forma brusquement et Krog se materialisa de nulle part a travers celle-ci. La bête tourna la tête de droite a gauche pour ensuite bondir sur la femme qui avait reussi a extraire la lance du sol et de sa main puis a se relever. La bête obéit a son maitre et assomma sa victime a coup puisse patte dans la tempe, laissant au passage de belles griffures mais on était pas a ca prêt. La petite troupe eut rapidement l’avantage sur les goules. L’une parvint a fuir en activant son amulette de téléportation tandis que les autres furent plaques et maintenues au sol sous la menace d’une arme sur leur gorge. Ça avait beau être des goules, elle n’en avait tout de même pas moins un minimum de raison.

“Tout le monde va bien ? Parfait, alors attachez moi bien ces trois-la, je veux pas qu’ils puissant bouger le petit doigt c’est clair ? Manorin, va te rajuster, Krog, surveille-la. Farmin, récupère les amulettes des goules et passé les moi, fait attention a pas te faire mordre.”

“Et moi je me change pas ?”

“Tu auras tout le temps plus tard continue d’aider les autres a attacher les goules, veille bien a ce qu’elles restes inconscientes, elle vont avoir faim a leur reveil alors vous faites pas mordre. Vous inquiétez pas de leurs blessures elles vont se régénérer.”

“Dites Sergent vous nous dites tout ca mais on dirait que vous allez quelque part...”

“On a trois amulettes de téléportation. J’emmène Manorin et Farmin avec moi, on va trouver la créature derrière cette mascarade, surement un vampire. Les autres vous retournez au village avec Krog et les goules que vous porterez par deux. Dites aux villageois de les enfermer quelque part. Lorsque nous auront vaincu ce qui les contrôle, ces gens devraient redevenir eux-mêmes.”

“Ouai mais pourquoi Manorin ? C’est le plus mauvais d’entre nous ?”

“Imbécile Pierre, tu contestes mes choix en tant que sergent ? Réfléchis-y d’abord et on en reparlera ensuite !”

“Desole Sergent…”

“Ca veut dire que Zworg trouve que Manorin est meilleur que toi !”
Lui soufflé Ysdor.

“Cretin, ca veut dire que ces deux la sont meilleurs que nous tous ici.”

“Tu dis n’importe quoi Serdo, c’est juste ses chouchous, ils obéissent tout le temps et font jamais de bêtises.”

“Ca y est Manorin ? OK alors attrape ca !

“Le fouet-lame ? Merci Sergent.”

“Antoine tu es le chef de groupe en mon absence. S’il arrive un pepin ce sera toi le responsable c’est clair ? Alors vous faites comme j’ai dit et vous attendez notre retour. Bon courage !”

“Oui Sergent !”
Tonnèrent-ils en Cœur par habitude accompagne par un grognement de Krog.

Zworg avait fouille dans son sac et sorti le fouet-lame pour le donner a Manorin. Sa lance récupérée, une lanterne allumée a la main, il distribua les médaillons a ses deux recrues et leur indiqua comment s’en servir. Apres quelques instants, ils embrassèrent les ombres puis disparurent par magie. Ils avaient été téléportés dans le repaire du coupable.

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MessageSujet: Re: [Métier] Militaire : Instruire et gérer un groupe de bleus   Sam 1 Sep - 21:28

« Wow c’est bizarre comme sensation ! »

« Ou sommes-nous Sergent ? »

« On n’est plus dans la foret, on est sous terre. »

« Surement une grotte. »

« C’est plus que ça, c’est humide, la roche est friables regardez, du calcaire… On doit être dans la colline, ce sont des cavités naturelles parfois inondées lors de fortes pluies. »

« Comment vous savez tout ça Sergent ? »

« L’expérience petit, l’expérience…”

« Alors le coupable se cache ici ? Mais où ? Ça m’a tout l’air d’un labyrinthe… »

« Regarde au sol, la goule blessée a laissé des traces de pas et de sang. Et puis, on dirait qu’il y a de la lumière par là-bas... allez, suivez-moi ! »


Zworg mena ses deux recrues dans les cavités ténébreuses en suivant les traces laissées au sol et la maigre lueur au loin réfléchie sur les parois.
Surgissant de nulle-part, une créature saisit Firmin par les épaules et tenta de la mordre à pleines dents. L’armure de cuir la gêna néanmoins et le jeune soldat parvint à se dégager par quelques coups de coude. Alors que Zworg tentait de la viser avec sa lance, la silhouette s’estompa vers l’arrière.

« Saleté c’est bien un vampire ! Soyez sur vos gardes ! »

« Ça va t’es pas blessé ? Il t’a pas mordu ? »

« Non ça va j’ai rien. »

« Ce truc va nous harceler jusqu’à ce qu’on arrive là où il crèche… Alors faites gaffe et surveillez vos arrières. »


Mais une voix masculine sortant des ténèbres leur répondit :

« He he he, des soldats hein ? Alors le roi envoi des troupes dans un village perdu dans la forêt pour s’occuper de quelques villageois disparus ? Laissez-moi rire ! Je ne sais pas si je dois considérer cela comme un honneur… »

« Montre-toi vermine ! »

« Allons bon… Venez donc, je vous attends ! Ha ha ha ! »

« Tu peux toujours rire autant que tu veux, tu ne perds rien pour attendre ! »

« Approhez, approchez pour voir… »


Les trois avancèrent donc prudemment dans la semi obscurité jusqu’à ce qu’ils s’engagent dans une sorte de corridor étroit. Une lueur fit pâlir la lumière de leur lanterne. Zworg projeta brusquement Manorin contre la paroi, ce qui eut pour effet de presque l’assommer. C’était une boule de feu ! Elle avait heurté le bras de l’Orque et celui-ci avait commencé à s’embraser.

« Farmin ! »

Sans un mot, celui-ci savait ce qu’il devait faire. Il fit un brusque mouvement de lame et un violent courant d’air partit dans le corridor, soufflant la flamme à l’occasion. Manorin reprit ses esprits en se tenant la tête qui avait cognée quelque part.

« J’ai manqué quelque chose ? »

« Oui, tu as juste faillit te faire cramer la tronche par une boule de feu. Attention, en voilà d’autres ! »


Zworg se protégea avec son bouclier et tira Manorin derrière lui.

« C’est inutile vampire ! Tes pouvoirs ne valent rien ! »

« Oh !! Comme c’est présomptueux ! Approchez donc encore un peu pour voir ! »


Après encore plusieurs bon mètres, ils débouchèrent dans une plus grande cavité, une sorte de salle. Mais à peine Zworg eut-il fait le premier pas dans celle-ci que quelque chose se jeta sur lui depuis le côté. Peuh ! L’orque écarta la goule d’un coup de coude dans les dents avant de l’attraper puis de la balancer loin devant dans un mouvement de rotation. Le temps qu’il s’occupe de cette nuisance, le vampire avait créé une énorme boule de feu et la balança dans leur direction. Farmin renouvela son tour de magie et la boule de feu explosa en plusieurs morceaux qui se dissipèrent sur les parois humides.

« Tsss ! J’ai d’autres tours dans mes manches !

Ceci étant dit, la goule se releva pour mieux charger.

« Firmin je te la laisse, Manorin, sur lui ! Avec moi ! »

Zworg laissa donc Firmin se débattre avec la goule plutôt insistante et coriace pour mieux foncer sur le vampire qui se tenait devant eux en lévitant à quelques centimètres du sol en ricanant. Manorin anticipa son mouvement et envoya son fouet lame qui attrapa la jambe de la créature en train d’esquiver la frappe de l’Orque. Le vampire se vengea en lui balançant quatre petites boules de feu qu’elle esquiva grâce à son agilité. Ce faisant, le vampire était à la merci de Zworg qui lui entailla le torse d’un coup de lance. Mais le vampire ricana encore alors que sa blessure se refermait. Il enflamma le fouet lame pour que Manorin lâche prise, mais avant que les flammes ne l’atteignent, elle tira un bon coup pour le renverser, récupéra la mobilité de son fouet et éteignit la flamme par un claquement suivit d’un coup sur la paroi humide qui produisit de la vapeur. Le vampire avait mal choisi son « caveau ». Zworg n’était pas très agile comparé au vampire et ses coups manquaient leur cible usant de télékinésie pour se protéger et renforcer ses propres attaques. Le vampire fut cependant agacé de constater que ses griffures et ses perforations dans la chair de l’Orque se refermaient aussi. Lentement certes comparé à lui, mais surement. Il devrait lui assener un coup critique pour le vaincre. Ah ! Ce soldat était coriace ! S’il n’y avait eu que lui ça aurait été amusant, mais il y avait ses recrues tout aussi agaçantes. Il commença à s’énerver et projeta Zworg loin de lui par une explosion de feu. Il évita le coup de fouet de l’autre et lui renvoya des boules de feu pour l’occuper. Mais… ? Farmin s’était déjà débarrassé de la goule et le vampire aperçut une hache en train de voler dans sa direction ! Il l’esquiva de justesse. Enfin non à vrai dire car son épaule fut heurtée par le manche. Rien de grave mais voilà que cet effronté chargeait, comme ça, dans la pénombre avec pour seule lumière qu’une lanterne renversée… Il s’apprêta à riposter quand quelque chose s’enroula douloureusement autour de lui. Encore ce truc de… ! La lame du jeune soldat se planta dans son ventre alors qu’il tentait de se mouvoir pour l’éviter. Il fulminait de rage mais alors qu’il avait les mains posées sur la tête de ce présomptueux prêt à la faire exploser une bonne fois pour toute, la lance de Zworg vola jusqu’à son visage et se planta dans son œil pour peu qu’il tentait d’éviter le pire. L’élan combiné l’attaque de ses trois adversaires, Manorin le propulsant d’un bon coup à son tour, envoya le vampire heurter la paroi.

« Tu fais moins le malin maintenant ! »

Zworg l’avait cloué au mur en enfonçant sa lance plus profondément et menaçait sa gorge avec sa dague de l’autre main.

« Tu m’as l’air encore en vie, alors parles, dis-moi qui est ton maître ! »

« Ha ha haargh ! J’en ai pas ! Je m’en suis débarrassé ! Je l’ai tué dans son sommeil ! C’était délicieux ! Je l’ai vidé de son sang et je lui ai volé ses connaissances ! »

« Ah ouai ?! Et tu veux me faire croire ça alors que tu n’es pas capable d’agir dans l’ombre et la discrétion, et que tout ce que tu sais faire c’est créer des goules et lancer des boules de feu ?! Même un bébé pourrait te battre ! »

« Comment ? Aaargh ! Pourquoi crois-tu que je me cache ici et que je me procure des serviteurs alors ? »

« Je me demande… Je comprendrais que tu sois faible parce que tu t’es pas nourri depuis longtemps mais ça a pas l’air d’être le cas puis que tu as assez de sang avec tes goules. »

« Tu veux savoir ? Je voulais transformer tous les villageois en goule pour pouvoir m’installer dans le coin et commencer mon ascension sociale ! »

« Oh ! Alors c’est par ce genre de méthode sournoise qu’un vampire prend du pouvoir ? »

« Et pourquoi pas ? Ca te tente pas d’avoir du pouvoir ? De contrôler la vie et la mort autour de toi et d’avoir des sujets à tes ordres ? Hein ? Comme ces jeunes soldats là ? »

« Tu essaies de me comparer à toi ? Je vais te faire payer pour tes crimes ! »

« Attends ! Je ne suis pas un monstre ! Je n’ai tué personne ! Je n’ai fait que soumettre leur volonté ! »

« Oh ? Qu’est-ce que tu espères ? Un procès peut-être ? »

« Epargne moi juste et j’te promets de revoir mes principes ! »

« Tu fais une promesse à un Orque ? T’es pas très intelligent toi ! Tu viens pas de me dire que tu as tué ton maître au fait ? »

« Hein ? Non ! Attends, qu’est-ce que tu veux dire par là ? »

« Assez parler, je vais te garder en vie car j’ai besoin d’une preuve pour mon rapport. Si je te tue tu vas partir en cendre… »

« Ah ! Ouai, c’est ça ! Bonne idée ! Bonne Arrrgh ! »


Zworg venait de lui planter sa dague dans le cœur ce qui le paralysa complètement, empêchant son sang magique de circuler.

« On en a fini avec lui. On dégage. Farmin, occupe-toi d’emporter la goule avec toi. Manorin, attache le bien avec ton fouet lame, peu importe si ça le blesse, il va pas saigner plus que ca. »

« Oui sergent. »

« D’accord sergent. »


Une fois ceci fait, ils réactivèrent leur amulette de téléportation et se retrouvèrent dans la forêt près de la rivière. Les autres étaient partis comme convenu. Ils rentrèrent donc au village. Ils le quitteraient avant l’aube afin de pouvoir ramener le prisonnier, sinon les villageois s’empresseraient de le brûler vif. Manorin et Framin s’étaient bien débrouillé. Ils avaient fait leurs classes. Zworg songea donc à les faire monter d’un grande, les faisant passer de recrue de seconde classe à soldat de première classe… Mais il se demandait si ca n’allait pas renforcer la jalousie des autres au lieu de leur forcer le respect… Enfin, il verrait plus tard, il ferait son rapport en rentrant et soulignerait leur comportement. Il verrait bien ce que son supérieur en pense.

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